Discours d’Alain Courtois à la conférence de presse du 18/01/11

Le MR de la ville de Bruxelles a décidé, en ce début 2011, de s’engager avec un nouveau projet de ville, pour les élections communales de 2012.

Nous présenterons une liste, la plus forte possible, pour donner à Bruxelles-ville un souffle nouveau, une nouvelle Bruxelles.

J’ai accepté, à la demande des libéraux bruxellois et du FDF de la ville de Bruxelles de tirer cette liste de rassemblement. Je comprends qu’il faut la confirmation, sans doute plus globale de la tête du parti amarante, mais nous irons ensemble pour un nouveau défi.

Ce sera une liste d’Union et non une liste de division.

 

QUI SUIS-JE :

Pour ce défi, ce challenge, je ne suis pas « monsieur football » de la communauté française. A ceux qui l’ignorent j’aime à rappeler ma carrière faite d’une même ligne de vie : Le contact avec la population, les défis, les engagements et les projets.

Dès 1976, je m’engage dans la vie communale comme chef de cabinet du Bourgmestre de Jette. A 25 ans, je me familiarise à la vie locale, aux défis locaux, aux réunions de collège et aux conseils communaux. Ce fut une école de vie mais une école  pratique après des études universitaires en droit.

En 1979, je m’occupe de la réforme de l’Etat dans le cadre de mon emploi au cabinet des réformes institutionnelles.

En 1981, je deviens Substitut du Procureur du Roi. Magistrat, homme de parquet, je connais particulièrement la problématique de la sécurité, des mesures préventives mais aussi j’applique la loi et donc la sanction.

Ce n’est pas rien d’avoir été au cœur du dispositif judiciaire, il vous donne le droit d’en parler et de mesurer l’évolution du climat de vie dans une grande métropole.

Je me permets encore aujourd’hui de traiter de manière compétente et équilibrée avec l’autorité policière.

En 1988, je rejoins la Fédération belge de football, pas pour mes connaissances footballistiques mais pour des raisons de gestion et d’organisation. La Fédération, suite au procès du Heysel est pratiquement en faillite. Il faut résoudre les intérêts des parties civiles.

En rapport avec les responsables de la ville de Bruxelles, nous réglons ce problème financier. Reste qu’il faut organiser et réorganiser la Fédération belge de football. C’est la plus grande fédération sportive du Royaume : 120 personnes full time et 50 millions d’euros de chiffre d’affaire.

La Fédération est une machine, une entreprise, ou chacun d’accorde à dire qu’à cette époque, elle était un modèle de gestion et de créativité :

  • Contacts avec les acteurs de cette machine, 2200 clubs, 265.000 affiliés, 15.000 arbitres, 10.000 matchs par week-end.
  • Création du parquet de la fédération
  • Foot de rue, J Day, conditions financières minimales pour les jeunes
  • Stabilité et consolidation financière

Au cours de cette période, l’Euro 2000, dont maintenant encore tout le monde se félicite et confirme l’excellent management.

A coté de fonctions judiciaires, je peux donc répondre aisément de fonction managériale, d’organisation et de créativité.

C’est bien dans ce cadre que l’opinion publique me connait, un homme de football, mais ici je dirais que cela n’empêche pas la compétence en matière d’organisation et de rapports humains.

Mon entrée en politique répond à deux attentes :

  • Le Sport comme matière aussi essentielle que la formation scolaire.
  • La Justice

à Mes deux métiers de base.

C’est bien sûr l’homme de football qui vous parle, mais surtout l’homme de projets et de défis.

Et c’est dans ce sens que j’ai développé le projet 2018 : notre pays est au carrefour de son avenir, il lui faut des projets mobilisateurs pour démontrer nos talents et nos compétences.

 

POURQUOI CE DEFIS BRUXELLOIS ?

C’est dans le même esprit que j’aborde cette responsabilité de mener le MR aux affaires à la ville de Bruxelles. J’ai toujours été d’une correction totale en politique et j’ai toujours eu le respect des autres.

Je ne suis donc pas ici pour dire que tout ce qui est fait à la ville aujourd’hui est mauvais et mérite un profond changement.

J’ai trop de sens pragmatique pour savoir que rien n’est jamais blanc ou noir.

Mais je pense que « plus est en nous », je pense que l’on peut faire plus et encore mieux. Je pense que la ville mérite « un nouveau souffle, un souffle nouveau. »

Plus est en nous, développer le talent, assurer un mieux vivre particulièrement aux lasses moyennes, aux jeunes couples, un redéploiement du commerce à Bruxelles, une meilleure formation linguistique et à l’emploi, une vraie sécurité de vie et de mobilité, une urbanisation créative et permettant à chacun de se sentir chez lui, une capitale de l’Europe tournée vers l’avenir et non satisfaite du précaire statut quo.

Une capitale de l’Europe, certes, assurant l’intégration sociale et la multiculturalité, mais où chacun participe à son projet d’avenir, d’embellissement, de développement social, d’explosion du talent, de bien être pour tous, dans un monde nouveau !

Le manque d’idées fait perdre les plus belles parties. C’est pourquoi le projet d’une nouvelle Bruxelles ou de Bruxelles la nouvelle doit être dynamique, créatif et alternatif.

Il nous faut créer les conditions d’un assentiment populaire, d’une adhésion populaire où personne ne se sentira exclu mais où tout le monde est concerné par son propre développement et sa propre part dans cet énorme projet collectif.

 

QUEL PROJET ?

« La faveur publique est toujours plus assurée par l’inaction que par l’action, parce que la gloire de l’action dépend du succès dont personne ne peut répondre. »

N’attendez pas de moi de vous donner déjà la teneur de notre programme, puisque nous n’avons pas encore à vous présenter la liste qui défendre ce projet, mais je peux vous donner le fond de ce nouveau souffle qui sera soumis au vote des bruxelloises et des bruxellois.

Donner envie, donner un sentiment d’appartenance, de fierté, un souffle nouveau.

EMPLOI :

Au sortir de l’école, il faut que nos jeunes puissent trouver un emploi qu’ils conserveront pour pouvoir s’épanouir en toute liberté. De même, les personnes de plus de 55 ans doivent connaitre la fin de l’anxiété qui les étouffe aujourd’hui de perdre leur emploi et de ne pas en retrouver.

La formation et particulièrement au niveau linguistique  doit être une priorité.

Le chômage chez les jeunes n’est pas acceptable, surtout si nous sommes la capitale de l’Europe et la capitale mondiale des bureaux internationaux, lobbyistes de tous genres.

Notre enseignement primaire doit être un modèle d’adaptation linguistique, nous avons une responsabilité importante dans cette matière.

(EXEMPLE DE CHARLES BULS / KARL BULS – laboratoire en abattant les murs)

URBANISME :

La classe moyenne doit trouver à se loger dans la ville. La ville de Bruxelles est un endroit, un cadre formidable de vie. La classe moyenne ne peut y venir pour des raisons financières. Nous viendrons avec des idées nouvelles à ce sujet.

L’urbanisme de la beauté, du bien être, lié au sentiment de sécurité.

SECURITE :

Notre politique de sécurité n’est pas seulement une politique répressive. L’environnement, la propreté, l’urbanisme, la visibilité policière, sont les premiers éléments de sécurité.

Chacun doit être sur le terrain de jeu, mais tout le monde doit en respecter les règles.

MULTICULTURALITE :

170.000 bruxellois. Chacun à sa place et chacun a des droits et chacun doit vouloir le meilleur, c’est-à-dire aider chacun à s’épanouir dans un emploi, son logement et sa diversité culturelle.

Je répète que la multiculturalité est une richesse si on donne à chacun l’occasion d’être tourné vers l’avenir et pouvant participer à l’émancipation de sa ville.

COMMERCE :

Le commerce bruxellois est porteur de valeurs historiques et mérite une attention particulière. Commerce de proximité ou centres commerciaux doivent être associés dans tous développements urbanistiques, de mobilité, de sécurité. Propreté et vigilance sont des mots qui comptent pour nous dans un projet nouveau.

ACTION SOCIALE :

Je suis encore frappé par les conditions de vie de certains de nos habitants. Précarité de vie, mais aussi manque de logement, manque de relais ou de possibilité d’entrevoir un mieux professionnel ou logistique. Une ville ne se développe pas pour quelques uns mais doit inclure tous ses habitants.

On ne peut imaginer un nouveau souffle sur la ville si la fracture sociale reste ouverte. La difficulté n’épargne personne et l’action sociale se déplace vers une nouvelle forme de pauvreté. Nous préparons une alternative claire pour ne laisser personne en dehors de l’accès au mieux vivre.

 

CONCLUSION :

Nous voulons nous inscrire dans un projet alternatif. Nous allons d’abord aller à l’écoute de celles et ceux qui forment le noyau de Bruxelles. Ces contacts avec la population se feront par tous les moyens possibles : techniques nouvelles, interview chez les habitants ou chez les commerçants,…

Pour que nous puissions en mai 2012, dans +- 500 jours, présentez devant vous cette vision du « plus est en nous ».

Entre temps nous continuerons des commissions de travail avec des experts pour que ces groupes soient des machines à idées créatrices basées sur l’expérience d’autres villes ou de l’expression de la population.

L’évolution est en marche !

C’est déjà demain !

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