Proposition de motion relative au refus d’une amnistie des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945 déposée par Marion Lemesre, Députée-Chef de groupe au nom du Groupe MR de la Ville de Bruxelles

Considérant qu’un parti politique non-démocratique a déposé au Sénat une proposition de loi qui vise à effacer, pour l’avenir, tous les effets des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme « prétendument » commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945 et à instituer une commission chargée d’indemniser les victimes de la répression d’après-guerre ou leurs descendants;

 Considérant que le Sénat a accepté de prendre cette proposition de loi en considération lors de sa séance du jeudi 12 mai 2011;

Considérant que l’adoption d’une quelconque amnistie par une assemblée reviendrait à désavouer l’héroïsme des combattants et des résistants qui, au péril de leur vie, ont lutté contre l’occupant et aidé les victimes de la barbarie nazie;

Considérant que l’amnistie représenterait une remise en cause fondamentale de l’indispensable devoir de mémoire, fondé sur les valeurs universelles de respect, de tolérance et de non-discrimination, et qui est patiemment enseigné aux jeunes générations;

Considérant que la loi Vermeylen de juin 1961 a permis aux personnes qui ont été condamnées pour faits répréhensibles pendant l’occupation, d’obtenir une certaine réhabilitation moyennant un acte admettant du condamné qu’il s’est trompé, qu’il a été grugé;

Considérant qu’une indemnisation ou la reconnaissance de certains droits à d’éventuels amnistiés de la dernière heure entraînerait une étrange confusion en plaçant sur le même pied victimes du nazisme et collaborateurs!

Considérant que la Ville de Bruxelles a été particulièrement meurtrie par les deux conflits mondiaux;

Considérant que l’héroïsme des bruxellois dans la lutte contre les barbaries a notamment entraîné dans notre Ville la construction:

  • du Monument de  l’Infanterie belge, inauguré le 5 mai 1935  Place Poelaert ;
  • du Monument aux Morts des Auto-Blindés, 1914-1918 – 1940-1945, Square des Blindés ;
  • du Monument aux Morts des 9è et 29è Régiments de Ligne 1914-1918 et aux Morts des 9è, 18è, 39è, 59è de 1940-1945, Boulevard de Dixmude ;
  • De la plaque commémorative aux héros de 1914-1918 et 1940-1945 sur la façade de l’Eglise Notre-Dame Immaculée, 23, Place du Jeu de Balle ;
  • De la plaque commémorative en hommage aux habitants du Quartier et à ses Martyrs victimes de la Barbarie Nazie apposée rue Saint-Ghislain ;

 Le Conseil communal adopte à la proposition suivante:

Le Conseil communal de la Ville de Bruxelles demande aux Présidents des partis démocratiques de refuser toute proposition de loi dont l’objet serait l’amnistie des condamnations encourues pour actes d’incivisme commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945 et/ou l’indemnisation des personnes condamnées pour ces faits;

 Le Conseil communal prie les présidents de partis démocratiques de refuser, à l’avenir, la prise en considération d’une telle proposition de loi.

Cette délibération est adressée au Premier Ministre, au Président de la Chambre, au Président de Sénat, aux présidents des partis politiques démocratiques francophones, néerlandophones et germanophones.

St-Lambert : Pas de Place sans inauguration Le mystère des plots en béton enfin éclairci !

 

Ce lundi 21 mars à 17h30 l’Echevin des Travaux publics de la Ville de Bruxelles, Ahmed ELKTIBI (PS), inaugurera la « nouvelle » Place Saint-Lambert à Laeken. À cette occasion, uneinvitation à prendre le verre de l’amitié a été distribuée par l’intermédiaire d’un courriertoutes-boîtes aux habitants de la Place ainsi qu’à ceux des rues avoisinantes, mais égalementà la presse.
Anecdotiques ces festivités printanières ? « Non ! » Répond la Chef de Groupe MR au Conseilcommunal Marion LEMESRE. Et de préciser « qu’il s’agit manifestement d’une opérationpurement électoraliste, comme elles se multiplient ces derniers temps en prévision du scrutincommunal de l’an prochain ! En effet, les travaux n’ont consisté qu’à refaire le pavement dela Place qui était depuis longtemps dans un état pitoyable. Outre le fait que les travaux ontdû être interrompus après leur lancement à cause du gel, voilà deux semaines que ceux-cisont terminés, sans que les riverains et les commerçants ne puissent pleinement profiterde leur nouvelle Place ! Et ceux-ci de s’interroger sur la présence de plots en béton quiempêchent purement et simplement le passage des véhicules de l’Avenue Jean Sobieski versla Rue Reper-Vreven, alors que le rêvetement a été renouvelé. »
L’invitation-toutes-boîtes démontre aujourd’hui que l’Echevin Ahmed EL KTIBI attendait desjours plus cléments et surtout la fin des congés de Carnaval pour convier la presse et le plusgrand nombre afin d’inaugurer la Place, bloquant par la même occasion sa mise en service.Nécessaire ? « Alors que les travaux ont déjà durés plus longtemps que prévu en perturbantla vie des commerçants et des habitants, ces pratiques douteuses sont inadmissibles »conclut Marion LEMESRE, qui interpellera le Collège lors du prochain Conseil communal.

Deux Députés-Echevins CDH en colloque chez le Dictateur Lybien Mouammar Kadhafi : « sous le mandat de leur Présidente ou de leur Bourgmestre respectif ? »

 

Ce lundi 24 janvier, la Député-Chef de Groupe MR, Marion Lemesre, interrogera le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles quant à la présence du Député-Echevin Bertin Mampaka à une conférence relative à « l’historique des migrants africains vers l’Europe » organisée par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

 D’autant plus que cette visite, en compagnie du Député-Echevin molenbenkois CDH Ahmed El Khannouss, s’inscrit dans un contexte politique particulier puisque Mouammar Kadhafi venait de regretter samedi la chute du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali qui reste pour lui  « toujours le président légal » de la Tunisie.

 Précisons aussi que ce séjour, qui s’est achevé le mercredi 19 janvier dernier, a été totalement pris en charge par le régime libyen.

Selon le site Parlemento.com : « le Frère Rafaa Elmadani », secrétaire exécutif du Forum général des ONG arabo-africaines affirme s’être entretenu le dimanche 16 janvier à Tripoli avec « le maire adjoint de Bruxelles » (Bertin Mampaka) et « la délégation des immigrés africains en Belgique » qui participe à la « conférence historique des migrants africains en Europe ».

 « Ce voyage présenté comme officiel a-t-il fait l’objet d’une décision du Collège ? » demandera Marion Lemesre. Il convient en effet de savoir très précisément si ces deux députés-échevins CDH participaient au colloque de Kadhafi sous le mandat de leur Présidente Joëlle Milquet ou sous le mandat de leur Bourgmestre socialiste respectif Freddy Thielemans et Philippe Moureaux conclut Marion Lemesre…

« Le Collège charge excessivement la barque de la dernière séance du Conseil communal » estime Marion LEMESRE

« Les dernières séances sont traditionnellement fournies en dossiers en retard et queues de budget liquidées en vrac à des associations proches des échevins mais, cette fois-ci, cela dépasse toute mesure ! » déplore Marion Lemesre. (Bien entendu, un certain nombre de dossiers ont été reportés vu la non-tenue de la séance précédente en raison de l’absence de trop nombreux échevins et conseillers de la majorité, mais une grande quantité de dossiers importants y ont encore été ajoutés).

En une séance, le Collège liquide ou s’engage pour 7.610.276 euros de subsides et transferts divers ainsi qu’il décide pour 7.020.044 euros d’investissements, acquisitions, dépenses supplémentaires ! Soit presque 15 millions de dépenses en une seule séance, tantôt subventionnées et/ou couvertes par l’emprunt.  « A titre de comparaison, ce montant est supérieur au budget alloué par la Région pour la promotion des Relations Extérieures et de l’Image de Bruxelles pour 2011 ! » précise Marion Lemesre. Pour examiner le bien-fondé de toutes ces dépenses, les conseillers communaux de la Ville de Bruxelles ne disposent que de quelques heures alors que des sommes équivalentes au Parlement régional bruxellois font l’objet de plusieurs séances de commission avec explications données par chacun des ministres. « Comment dès lors effectuer un contrôle sérieux ? »

En termes de subventions accordées à la Ville par les niveaux de pouvoir supérieurs, « la Ville de Bruxelles est devenue une énorme pompe à subventions » constate Marion Lemesre et celles-ci ne cessent d’augmenter pour représenter la majorité des recettes de la Ville (plus de 66 % au compte 2009) ; ceci, alors que tous les autres niveaux de pouvoirs commencent à passer leurs dépenses au tamis des mesures de l’austérité, la majorité à la Ville de Bruxelles semble vivre sur une autre planète, jouant outrancièrement  les « belles entretenues »

Par ailleurs, outre l’examen du compte 2009, les conseillers ont à étudier (rétroactivement !)  le Plan Local de prévention et de proximité 2010 avec toutes les conventions régionales, fédérales et BRAVVO, 33 règlements-taxes, l’acquisition de biens immobiliers pour l’instruction publique, la régie foncière, « l’aide aux familles » (chacun y va de son projet à coup de centaines de milliers d’euros tantôt achetant à la fabrique d’église tantôt  socialiste !), transfert de propriété au CPAS, interventions régionales dans les hôpitaux, cinq contrats de quartier, plusieurs conventions-cadres avec les Hautes Ecoles, plan d’action extra-scolaire, convention ACS Ville/CPAS, conventions Ville/ALE, Ville/Mode et Design ainsi que pour 260.000 euros de modifications budgétaires… même si certains  dossiers ont fait l’objet d’explication en section (par exemple en Urbanisme et aux Propriétés communales), trop souvent, pour ne pas dire chaque fois, le Bourgmestre et certains échevins brillent par leur absence dans leur commission (et semble-t-il aussi au Collège où l’absentéisme est monnaie courante également !)

« Cette façon de procéder pose un gros problème de contrôle démocratique » estime la chef de groupe de l’opposition qui, pour plusieurs dossiers, demande la tenue de commissions réunies, notamment sur l’utilisation des fonds de Sécurité et de Prévention, le fond des Sommets européens (une subvention fédérale de 1.374.321,77 euros : voire communiqué de presse spécifique suivant consacré à BRAVVO) et les transferts pour la Politique des grandes villes. Autant de  « grandes nébuleuses » à propos desquelles la conseillère libérale veut avoir de plus amples explications, et dont le formidable réceptacle à subventions que constitue la méga-structure parallèle BRAVVO est le noyau central !

Au Conseil communal de la Ville de Bruxelles, les mandataires de l’opposition (MR, Open VLD et Ecolo) ont donné une leçon de responsabilité politique aux mandataires absents de la majorité

Ce lundi 6 décembre 2010, les groupes politiques de l’opposition (MR, Open VLD et Ecolo) ont dû une nouvelle fois constater l’absence de quorum de présence des mandataires de la majorité. En effet, au sein du Collège, trois Echevins et le Bourgmestre étaient absents tandis que seule une élue siégeait sur les bancs du CDH ! Or, les points inscrits à l’ordre du jour étaient d’une importance essentielle pour le fonctionnement de nos institutions, avec la présentation et le vote du budget du CPAS ainsi que le vote des douzièmes provisoires !

Le groupe MR attendait notamment aussi des réponses claires et des engagements précis de la part du Bourgmestre en matière de lutte contre la prostitution sur le territoire de la Ville et en particulier dans le quartier Alhambra.

« Depuis le début, votre majorité est bancale » a déclaré la Chef de Groupe MR, « car vous avez notamment fait le choix de multiplier les Echevins empêchés au sein de votre majorité qui cumulent avec des fonctions ministérielles et n’assument plus leur mandat communal !» Les autres chefs de groupe ont également fait remarquer la récurrence de cette absence de quorum ainsi que des séances qui débutent systématiquement en retard en déplorant un tel manque de responsabilité des mandataires de la majorité.

En conséquence, afin d’assurer le fonctionnement des institutions et du CPAS, en particulier, les mandataires MR, Open VLD et Ecolo ont décidé de pallier les manquements de la majorité en acceptant de débattre et de voter les deux points relatifs au budget du CPAS et aux douzièmes provisoires ; tous les autres points ont été reportés à une séance ultérieure.

Finalement, des échevins et conseillers ont rejoint la salle avec plus d’une heure et demie de retard. « Peut-être va-t-on enfin pouvoir aborder les points qui venaient d’être reportés » ironise Marion Lemesre.

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