Ommegang : reconnaissance à l’UNESCO… et à la Communauté Française ? Interpellation du conseiller communal Geoffroy Coomans de Brachène

Monsieur le Bourgmestre,

Je me réjouis tout d’abord que votre majorité octroie à nouveau un subside tri-annuel pour l’organisation du cortège de l’Ommegang ainsi qu’à la mise sur pied d’un village médiéval et de joutes sur la place du Sablon. Néanmoins, je constate qu’il ne s’agit ni plus ni moins qu’une reconduction de la convention adoptée en 2008 – par Joëlle Milquet à l’époque – et dont les montants n’ont en rien été indexé. Or, depuis 2008, le coût de la vie a bien augmenté, le Collège l’a d’ailleurs reconnu en actualisant les dotations pour nombre d’institutions culturelles sur son territoire. Pourquoi dès lors ne pas l’appliquer également pour la Société Royale de l’Ommegang ?

Par ailleurs, je ne peux passer sous silence la récente récupération de 3 membres de ce conseil, dont 2 de vos échevins, demandant la reconnaissance de l’Ommegang au titre de « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité à l’UNESCO ».

En effet, en 2002 déjà, suite à votre décision de réduire les subsides à l’Ommegang de 50%, j’avais déposé une pétition de près de 3000 signatures demandant entre
autres cette reconnaissance auprès de l’UNESCO, requête aimablement balayée à l’époque par votre Collège olivier.

De plus, la Société Royale de l’Ommegang ne vous a pas attendu puisque celle-ci a rentré voici un an déjà un dossier complet aux différents ministères de la culture
afin que des observateurs viennent se rendre compte par eux-mêmes de l’identité culturelle et folklorique de l’Ommegang dans le but de figurer sur la liste du
patrimoine culturel et immatériel de l’UNESCO.

Mais ce qui me fait véritablement sortir de mes gonds, c’est que 3 députés bruxellois (et membres de ce conseil) de la majorité olivier viennent, la bouche en cœur,
plaider pour la reconnaissance de l’Ommegang auprès de l’UNESCO en 2011, mais n’ont entrepris aucune démarche afin que l’Ommegang soit reconnue au titre de chef-d’œuvre oral et immatériel de… la Communauté Française !

Pourtant, depuis 2004 déjà, la Communauté Française dispose elle aussi d’une liste de « chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de la Communauté française ».

Parmi ceux-ci, les Ducasses de Mons et d’Ath, le carnaval de Binche et certaines marches de l’Entre Sambre et Meuse ainsi que… le Meyboom de Bruxelles:
au total, une trentaine de manifestations folkloriques ont été élevées à ce rang. Qui n’est pas que symbolique puisqu’il permet de bénéficier de subsides de la Communauté Française.

Alors que la majorité olivier gère la Communauté Française depuis nombre d’années, renvoyer l’UNESCO à ses responsabilités en oubliant d’assumer les siennes dans nos instances communautaires constitue au mieux une faute, au pire une attitude tristement populiste…

Finalement, je vous rassure, les démarches de la Société Royale de l’Ommegang – et non de la Ville de Bruxelles – ont fini par payer. Ils devraient d’être reconnus
prochainement, soit 7 longues années après le Meyboom.

J’avais déjà relevé cet ‘oubli’ lors d’une séance du conseil communal, mais ne dit-on pas qu’ « il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

Monsieur le Bourgmestre :

  1. Ne serait-il pas opportun d’indexer la subvention de 80.000€ pour l’organisation de l’Ommegang ces 3 prochaines années ?
  2. Ne serait-il pas temps d’appuyer la subsidiation de l’Ommegang par le biais de la Communauté Française ?

D’avance, je vous remercie de vos réponses Monsieur le Bourgmestre.

Geoffroy Coomans de Brachène

Conseiller communal MR à la Ville de Bruxelles

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Le grand projet d’un “Guggenheim” à Bruxelles commence à s’ébaucher.

Ce mercredi 1 juin à 13h, comme chaque début du mois, une manifestation se tiendra devant le musée des Beaux-Arts à Bruxelles, pour protester contre la fermeture sine die  du musée d’Art moderne. Les manifestants font signer une pétition : « Refusons la fermeture du musée d’Art moderne ! Ce musée nous appartient. »

Une des réponses de Michel Draguet, le directeur du musée qui décida de cette fermeture, est la nécessité de lancer un vaste projet de construction d’un nouveau musée d’art moderne, avec un geste architectural fort, et qui abriterait les collections d’art moderne et contemporain. Ce projet sort un peu du brouillard.

C’est Alain Courtois (MR), l’homme de la candidature belge au « Mundial » de football, qui a lancé l’idée d’un « Guggenheim à Bruxelles » pour y attirer des visiteurs et accroître son statut de capitale de l’Europe. La ministre Laruelle, le directeur de l’administration (Mettens) et Michel Draguet suivent son initiative avec sympathie, même si celle-ci, dans le meilleur des cas, ne verrait le jour que dans dix ans au plus tôt. Ce n’est donc qu’une réponse certes ambitieuse, mais encore fort incertaine et très lointaine aux demandes des milieux artistiques contestataires.

Alain Courtois avance dans son idée : il a mis sur pied un « groupe opérationnel » et, en juin, il installera ce qu’il appelle un « comité de patronage » avec une brochette de très grands industriels belges qui viendraient à titre personnel comme soutiens au projet. Car ce musée, équivalent du centre Pompidou de Metz ou du Louvre à Lens, devrait être entièrement financé par le privé (sponsors, mécènes). Ce comité permettrait aussi de donner plus de crédit à ce qui n’est encore qu’une idée.

Un tel musée aurait 10 000 m2, coûterait 65 à 70 millions d’euros et dépendrait des musées fédéraux. Il serait, statutairement, une annexe des musées royaux des Beaux-Arts (comme le musée Magritte), accueillant ses collections d’art moderne et contemporain « et, sans doute, des collections venues de collectionneurs privés qui ont déjà marqué leur intérêt ».

Entretemps, Alain Courtois et son petit groupe ont déjà recherché un lieu d’implantation. Ils ont passé tout en revue, depuis le siège de Fortis, à côté de Bozar, jusqu’à celui de la CGER rue Fossé aux loups ou Tours&Taxis. Le lieu le plus beau, le plus fou, serait dans le parc du Cinquantenaire, sur une grande dalle qui serait placée sur la trémie (l’autoroute urbaine) qui troue le parc. Mais la dalle représenterait un surcoût de 15 millions d’euros. Mais là, le musée serait, en plus, au cœur du quartier européen. La ville de Bruxelles propose plutôt le Heysel. Un autre lieu possible serait au boulevard Pacheco, à côté de l’immeuble Dexia et du Passage 44, en face de l’ex-Cité administrative rénovée.

Pour Courtois, il faut d’abord trouver ce terrain qui serait cédé au musée par un bail emphytéotique.

Le lieu déterminé, la structure juridique fixée (le musée resterait de la compétence fédérale même s’il s’autofinancerait entièrement), la base des collections fixée, un comité de patronage institué, Courtois confierait alors le projet à un grand cabinet d’audit pour qu’il réalise un « business plan » : Y a-t-il de la place à Bruxelles pour un musée comme ça ? Comment devrait-il être défini ? Serait-il « rentable » ? Car trouver l’argent pour construire un musée est plus simple que de le faire ensuite vivre et croître. Alain Courtois espère avoir ce « business plan » à l’automne 2012 pour pouvoir avancer. Le temps peut-être aussi d’avoir un coup de pouce du fédéral (par exemple, sous forme de « tax shelter », avantage fiscal, aux investisseurs).

Source: La Libre.be

Le tourisme bruxellois va-t-il tomber dans les mains du PS ?

La succession pour le poste de directeur général du BI-TC ne fait aujourd’hui plus aucun doute. Ce mercredi, c’est bien Sophie Goeminne, conseillère et attaché de presse du ministre-président Charles Picqué qui sera nommée pour reprendre les rennes de cette importante institution en charge de l’image, du tourisme et des congrès bruxellois.

Malgré l’appel à candidature lancé voici quelques semaines, Philippe Close, échevin du tourisme de la Ville de Bruxelles, et à ce titre président du BI-TC, ne cachait pas sa volonté de voir l’une de ses proches rejoindre le pendant bruxellois de l’OPT, et cela au grand dam des professionnels du tourisme.

Avec ce nouveau “court-circuitage”, le PS bruxellois rate une merveilleuse opportunité de prouver qu’il avait changé, et que les principes de bonne gouvernance avaient remplacé les nominations politiques. Il montre aussi tout son mépris pour des secteurs essentiels que sont le tourisme et l’HORECA en Région bruxelloise, soit plus de 33.000 emplois !

Mais ce n’est pas une première pour Philippe Close. Voici quelques semaines, un appel à candidature avait été lancé pour le remplacement des directeurs des département Enseignement et Démographie de la Ville de Bruxelles (plus de 5000 enseignants et fonctionnaires). La procédure avait alors également été “objectivée” par les bons soins de T-Brussels Outplacement, le bras armé d’Actiris. Résultat de cette procédure longue et coûteuse : nomination de Charles Huygens, ancien député socialiste ainsi que Mary-Odile Lognard qui n’est autre que la compagne du sénateur cdH Georges Dallemagne.

A cet égard, il est dommageable pour la crédibilité d’une institution comme Actiris de participer à ce type de simulacre de sélection. Peut-être est-il d’ailleurs temps qu’Eddy Courthéoux quitte enfin la tête de cette autre institution bruxelloise.

Quant à Sophie Goeminne, mis à part son poste d’administratrice depuis juillet 2006 au CA de l’OPT, en remplacement de Bénédicte Bodson, il faut bien admettre sa quasi-absence d’expérience, tant dans le domaine du tourisme que de celui de gestionnaire d’une équipe pluridisciplinaire de plus de 70 personnes. Et ce n’est pas le célèbre flop du stand bruxellois lors de l’édition 2009 du MIPIM – dont elle avait la charge – qui rassurera les professionnels du tourisme et des congrès (http://shrl.be/000058)

Le MR dénonce donc avec force cette nouvelle nomination politique et la main-basse faite par le PS sur le tourisme et l’événementiel de notre capitale, qui méritaient décidément un tout autre sort à une période où le secteur subit la crise de plein fouet.

Geoffroy Coomans de Brachène

L’AVENIR DU CINEMA A BRUXELLES – Intervention de Marion LEMESRE au Parlement bruxellois

Intervention de Marion LEMESRE dans la discussion de la proposition de résolution relative au développement d’une politique cinématographique bruxelloise et à l’investissement dans les secteurs cinématographique et audiovisuel

 Depuis l’an 2000 et la création de Wallimage, à l’initiative du Ministre Serge Kubla et l’entrée en vigueur du Tax Shelter mis au point par le Ministre des finances Didier Reynders en 2003, l’ensemble du secteur a été largement redynamisé dans le sud du pays.

Récemment encore, la Région wallonne vient de décider une augmentation de 30% de la dotation à Wallimage, passant de deux millions et demi € à quatre millions. 

En peu de temps aussi, le Tax Shelter a démontré son efficacité.

Incitant fiscal  qui vise à orienter les investisseurs vers le secteur cinématographique (avec la déduction à 150% du montant octroyé de leurs bénéfices imposables), il a attiré PME, commerçants et multinationales et a aussi vu se créer les structures intermédiaires, genre de traits d’union entre les producteurs et les investisseurs.

En contraste de ce mouvement, la Région bruxelloise  est donc restée curieusement absente de ces mécanismes publics de soutien à la production cinématographique.  Des mécanismes qui, en s’additionnant,  ont créé une dynamique wallonne dont nous nous réjouissons mais dont Bruxelles, aujourd’hui, commence à souffrir en terme de distorsion de concurrence.

Et pourtant, cela n’est pas faute d’en avoir parlé.

Dès l’an 2000, en effet, à la création de Wallimage, je déposais un premier dossier sur la nécessité de créer un Bruxellimage.

En mai 2003, sous la direction du Ministre-Président Daniel Ducarme et sous l’impulsion du réalisateur Luc Dardenne ainsi que du producteur  Patrick Quinet, le dossier était réexaminé mais le bât blessait au niveau de sa source de  financement via la « recherche scientifique ».

Lors de notre session parlementaire 2004/2005, j’ai déposé, avec mon collègue Philippe Pivin, une Proposition d’Ordonnance portant création d’un fonds bruxellois de soutien à la création audiovisuelle.  Elle fut examinée avec deux autres propositions de résolution au cours de la session 2007/2008 qui donnèrent lieu, en Commission des affaires économiques, à une vaste série d’auditions des professionnels du secteur tant public que privé et qui, tous, plaidèrent pour la création d’un fonds bruxellois. 

Le 13 novembre 2008, par ailleurs, le groupe MR organisa au sein de notre parlement, un colloque consacré à l’avenir du cinéma bruxellois rassemblant de très nombreux représentants du secteur qui aboutit à la même conclusion et surtout à la nécessité de rétablir une concurrence loyale, afin de créer des synergies, des stratégies de renforcement mutuel plutôt que de concurrence.

Alors, si Bruxelles verse un jour un million € dans Wallimage comme annoncé dans la dernière déclaration gouvernementale bruxelloise et prévu dans le budget régional de 2009.  Va-t-on répondre à ce problème de concurrence déloyale ?  En tous les cas se posera automatiquement la question de la part de financement et de retombées économiques pour Bruxelles s’il faut s’enfermer dans un rapport de 80/20 ou alors se posera la question de la domiciliation comme critère d’éligibilité du demandeur de l’aide à Wallimage et de son extension à l’ensemble de la Communauté française, voire à l’ensemble de la Belgique.

Jean-Jacques Andrien estime que, je le cite en supprimant la domiciliation comme critère de domiciliation : « on  touche au fondement même de Wallimage, à la raison pour laquelle nous avons voulu ce fonds (écrit-il sur le site de « Cinémawallonie ») : générer un effet structurant sur l’industrie naissante de l’audiovisuel en Wallonie ».

Tous les fonds régionaux existants en Europe visent cet effet structurant en terme de visibilité de la Région, de dynamisation du secteur Horeca, d’impulsions économiques diverses dont un impact clair sur l’emploi direct et indirect.

Il est évident qu’en ce moment, la question de la domiciliation comme critère d’éligibilité à l’aide de Wallimage frappe de plein fouet tous les métiers du cinéma et parmi eux de nombreux techniciens.  Récemment ceux-ci n’ont pas hésité à parler de discrimination à l’embauche. 

Mais comme le disait Philippe Reynaert, Directeur de Wallimage et grand partisan de la création d’un Bruxellimage lors du colloque du MR : « la Région wallonne a donné un oui de principe mais le cabinet du Ministre de tutelle Jean-Claude Marcourt, n’est pas fou de joie à l’idée de devoir accueillir les projets bruxellois ».

Ce fut pour lui l’occasion de préciser également le fonctionnement de Wallimage, actuellement divisé en deux structures distinctes, la Sowalim (Société Wallonne de l’Image) qui investit de l’argent dans les dossiers conseillés par Wallimage et qui conditionne son aide au fait que les dépenses qui seront faites le seront en Wallonie, ce qui dynamise toute l’économie wallonne.  Il y a également des incitants régionaux qui sont mis en place afin de tenter les producteurs à dépenser plus.  Les retombées sont estimées à 300% en moyenne ce qui équivaut à dire qu’actuellement Wallimage est « self-supporting », budgétairement neutre.

Le critère de la langue n’est pas relevant pour Wallimage, ce qui compte c’est le domicile fiscal du demandeur. 

Actuellement, la Sowalim est devenue « Wallimage coproduction » et « Wallimage entreprise » a été créée qui agit plus dans l’investissement sectoriel, équivaut un peu à la SRIB à Bruxelles, avait encore expliqué Philippe Reynaert.

Si une coopération avec Bruxelles devait voir le jour, elle se ferait avec Wallimage coproduction, pas avec Wallimage entreprise, le souhait étant que le maximum d’argent alloué le soit aux projets qui seront retenus.

D’une façon générale et dans le cadre de la « mondialisation immatérielle » qui s’installe, le rapport économie-culture fait l’objet de nombreux débats internationaux, notamment sur l’exigence d’un chiffrage statistique de la culture comme dans d’autres secteurs économiques – quel que soit le statut particulier des biens culturels.

Sans plaider pour une régionalisation de la culture (dont les politiques de subventionnement culturel doivent rester communautaires, il est temps en Région bruxelloise – à l’instar des deux autres régions du pays et  de nombreuses régions d’Europe – de considérer la culture aussi comme  une industrie qui participe au Produit Intérieur Brut, crée des emplois, génère des retours sur investissements et participe à la création de richesses, pas seulement culturelles.

Plus particulièrement encore dans une Ville-Région comme Bruxelles et dans la situation économique actuelle, il est indispensable de mieux marquer le lien industries culturelles et développement durable ainsi que promotion d’un niveau de vie de qualité.

Ce secteur regroupe aujourd’hui en Belgique quelques 3.000 entreprises[1].

A Bruxelles, il concerne quelques 1.300 entreprises (indépendants compris). Les communes où elles sont principalement installées sont la Ville de Bruxelles, Schaerbeek, Saint-Gilles, Evere, Koekelberg et Ixelles.

Il apparaît clairement à Bruxelles que :

  • en termes d’emplois directs : 1.800 personnes sont concernées auxquelles il convient d’ajouter les indépendants partiels ou temps pleins de l’ordre de 300 personnes soit quelques 2.100 emplois,
  • En termes d’emplois indirects, l’estimation est plus difficile mais bien réelle dans les secteurs de l’horeca notamment.

Grâce donc aux initiatives parlementaires prises par le MR et l’OpenVLD, des auditions du secteur et des débats en commission des affaires économiques ont pu aboutir au vote à l’unanimité des partis démocratiques d’une volonté de voir se créer en Région bruxelloise une politique forte et structurelle de soutien et de développement de l’industrie audiovisuelle. 

J’espère à cet égard ne pas devoir interpréter l’absence du gouvernement comme une attitude divergente entre le Parlement et le Gouvernement car force est de constater que l’initiative de donner un million d’euros à Wallimage en guise de soutien à l’industrie audiovisuelle bruxelloise ne va absolument pas dans le sens de la résolution que nous allons voter tout à l’heure.

En revanche, le MR s’engage à en faire un des points-pivots de son programme électoral et de celui de la prochaine majorité gouvernementale impliquant la régionalisation de la structure « Bruxelles-Tournage » (actuellement subventionnée par la Ville de Bruxelles et la COCOF) et la constitution d’un fonds bruxellois doté au minimum d’un capital de départ de 2,5 millions d’euros.

Marion LEMESRE

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