Ecolo-Groen! fournisseurs officiels du musée des horreurs bruxellois, ou comment enlaidir le paysage urbain en deux leçons

La semaine dernière, une tour d’exposition Bruxelles, Ville durable a été dressée devant la Cathédrale Saints Michel et Gudule.

Pour la Députée MR Marion Lemesre, « Appelons un chat un chat : cette tour est horrible ! Construite à l’aide d’échafaudages dignes de ceux du Palais du Justice et surmontée par un arbre rachitique et effeuillé, elle masque la superbe vue de la Cathédrale aux nombreux touristes dubitatifs devant ce mécano géant ! ».

« Et dire qu’elle restera en place jusqu’au 30 octobre ! » D’autre part, elle menace la pelouse et les arbres existants, enchâssées dans ce fatras : « Un comble ! » souligne Marion Lemesre alors que, et citant ici la Ministre de l’Environnement, « l’ambition de cette tour est de témoigner du formidable dynamisme qui anime la Région en matière d’environnement ! »

La Députée signale également qu’elle a dû convoquer un collège de contrôle des communications gouvernementales au Parlement bruxellois le 5 septembre dernier dans le but de faire retirer un panneau mentionnant le nom de la Ministre Huytebroeck, « l’occasion étant certainement trop belle. »

Marion Lemesre constate « qu’Ecolo n’est pas le seul à alimenter ce musée des horreurs puisque son parti frère Groen! n’est pas en reste : alors que la Ministre semble aimer les constructions en hauteur, son collègue lui, préfère l’art cubique ! » C’est en effet à l’aide de gros cubes disséminés un peu partout que le Ministre De Lille avait choisi de promouvoir son opération « Les 20 millions de km de Bruxelles » lancée en mai dernier.

« Bien que cette opération s’annonce être un fameux flop, puisqu’un peu moins de 8 millions de km ont été parcourus alors qu’il en faut 20 millions d’ici la fin de la semaine de la Mobilité, le Ministre a maintenu coûte que coûte ces gros cubes qui fonctionnent à moitié », explique la Députée.

« Il est amusant de constater que c’est la branche verte de l’Olivier, souvent la plus prompte à donner des leçons, qui contribue à enlaidir le paysage urbain bruxellois ! », conclut Marion Lemesre

« La menace sur le patrimoine arboré remarquable existera tant que l’Ordonnance-Nature qui devrait en organiser la protection ne sera pas adoptée »

Marion Lemesre pointe, dans la saga des platanes de l’avenue du Port, l’incohérence de l’équipe gouvernementale et la couardise d’Ecolo

L’apposition, ce lundi 5 septembre, de scellés empêchant l’abattage des platanes de l’avenue du Port, ouvre un nouveau chapitre à ce triste dossier illustrant – si besoin
en était encore – l’incohérence de l’équipe gouvernementale bruxelloise au sein de laquelle le membre Ecolo atteint des sommets d’incompétence, d’irresponsabilité et de déloyauté.

La Députée MR Marion Lemesre dénonce « l’attitude pitoyable du Gouvernement bruxellois » et pointe tout particulièrement « la couardise de la Ministre Ecolo et sa lenteur coupable dans l’adoption de l’Ordonnance-Cadre Nature ».

Marion Lemesre rappelle qu’en mai 2010, la Commission Environnement a examiné la proposition de résolution relative  « à la protection et l’entretien du patrimoine arboré de la Région de Bruxelles-Capitale », déposée au mois de septembre 2009 et cosignée par la Députée Jacqueline Rousseaux.

Marion Lemesre et Jacqueline Rousseaux demandent au Gouvernement bruxellois :

–  de reconnaître le caractère exceptionnel des marronniers et autres espèces d’arbres de prestige sur l’ensemble des grands axes de la Région et des communes;

– d’établir une plate-forme de concertation et des codes de bonne conduite afin d’harmoniser les interventions ;

– de renforcer les prescrits et exigences des cahiers des charges dans l’attribution des marchés publics en matière de travaux publics se déroulant à proximité des arbres;

– d’augmenter le nombre de contrôleurs de chantiers tant à I’AED qu’à l’IBGE;

– de soutenir la recherche fondamentale dans le domaine de l’arboriculture urbaine ;

– dans les zones critiques, de faire procéder par un organisme indépendant de toute pression à l’analyse phytosanitaire des arbres selon une méthodologie rigoureuse intégrant un diagnostic visuel, de stabilité et de vitalité ;

– de ne délivrer les permis d’urbanisme ou visant l’abattage des arbres dans la Région de Bruxelles qu’après concertation avec les communes ;

– de concilier développement des transports et rénovation des voiries en imposant, notamment, à des organismes tels que la STIB d’intégrer leurs projets dans le plan de gestion global;

– d’imposer le respect des règles de l’art ;

– de procéder à une réflexion tenant compte de l’ensemble des objectifs ci-dessus sur la base du plan de gestion global basé sur l’état sanitaire des arbres au sein d’une commission regroupant les diverses tendances représentées au Parlement régional, les représentants des communes et des instances ou associations concernées, en vue de fixer les lignes de force déontologiques.

La Commission avait entendu les Députées ainsi que la majorité et vu l’annonce faite par la Ministre Huytebroeck du dépôt d’une ordonnance relative « à la conservation de la nature » avait décidé de joindre la proposition de résolution à l’examen de cette ordonnance.

« Or, » précise Marion Lemesre, « le texte de la Ministre devait être déposé en fin d’année 2010 ! Nous sommes presque en 2012 et il ne se trouve toujours pas sur les bancs des parlementaires ! »

«Au regard des exigences en matière de protection du patrimoine que nous tentons, depuis plus de 5 ans maintenant, de faire adopter par le Parlement, cette saga des Platanes aurait sans doute connue une issue différente ! »

La Députée MR condamne l’attitude de la Ministre Ecolo, laquelle « a beau jeu, d’une part, de rejeter totalement la faute sur sa collègue alors qu’elle avait elle-même soutenu ce projet et, d’autre part, de se réfugier derrière une décision de justice pour maintenant demander le réexamen de ce dossier ».

« J’espère que son silence assourdissant durant l’été s’explique par un travail acharné destiné à nous présenter au plus vite son texte », conclut Marion Lemesre.

Un habitant de Haren au Conseil d’Etat contre la Ville

Volée de bois vert de Willy Sterckx contre la condamnation de deux chemins vicinaux

Réduire en partie à néant le Kleemputpad (chemin de la Glaisière) et déloger le chemin vicinal 34 tel qu’acté, lundi, par le conseil communal a fait bondir un riverain.

Il est d’ores et déjà prêt à saisir le Conseil d’Etat, Willy Sterckx. Certes, ce Bruxellois politiquement non apparenté – bien que soutenu par la VLD Else Ampe et la MR Marion Lemesre- habite rue de la Paroisse; et emprunte les sentiers menacés.

Sa colère s’appuie toutefois sur l’illégalité de l’option retenue par la Ville : “Bien que très utilisé, le Kleemputpad, qui longe le chemin de fer, serait supprimé à cause de la construction de 25 apparts sociaux de la SLRB (Société du logement de la Région Bruxelles-Capitale), note le paisible interlocuteur. Le permis d’urbanisme a été délivré en avril 2010. Il évoque explicitement le maintien de ce lieu de passage…”

À un jet de pierre de là, c’est un peu kif pour le vicinal 34, “faisant le lien entre le chemin de fer et le sentier de la Glaisière” et susceptible de transhumance sous prétexte d’érection d’un building de 20 appartements.

Selon Wily Sterckx, qui habite au 48 de la rue de la Paroisse, la procédure même n’aurait pas été respectée. Ce qui contreviendrait “à la loi de 1841” : “Elle stipule que pour supprimer un sentier communal, il faut procéder à une enquête publique… sur laquelle Bruxelles-Ville a fait l’impasse. En plus, la décision doit émaner du niveau supérieur.” Comprenez de la Région de Bruxelles-Capitale.

Haren n’est en rien oublié des édiles de l’opposition. Les Marion Lemesre et Else Ampe sont sorties du bois aux fins de dénoncer une “Ville de Bruxelles une fois de plus hors procédure”.

Et cette dernière d’enfoncer le clou : “Les petits chemins et les chemins vicinaux sont spéciaux. Tout le monde peut les utiliser et personne ne peut les supprimer; même s’ils se trouvent sur terrain privé.”

L’une et l’autre étaient si courroucées qu’elles ont demandé le report du point au motif de l’illégalité. Au risque, aussi, que le Conseil d’Etat (que Willy Sterckx branchera sur l’affaire) n’annule le vote de l’exécutif bruxellois.

« Agenda 21 : une belle opération de marketing et de communication, merci pour le miel ! » Marion Lemesre

L’agenda 21 local adopté en 2008 est un plan d’actions de 86 points répartis autour de 14 objectifs qui trace les priorités transversales en matière de développement durable. En 2010, après 2 années de fonctionnement, il a été réorganisé en 5 objectifs, déclinés en 22 domaines d’intervention comprenant un total de 154 actions.

« L’agenda 21 actualisé pose un diagnostic sévère de la législature passée et actuelle» a déclaré la Chef de groupe MR à la Ville de Bruxelles, Marion Lemesre, lors du conseil communal du 18 Octobre 2010.

« Dans ce plan de plus de 300 pages, entre le constat de départ et les résultats à atteindre, il manque de toute évidence des informations sur les objectifs déjà atteints et le budget alloué à chacune de ces actions ». Une situation qu’a déploré Marion Lemesre.

La chef de file s’est par ailleurs étonnée que la période d’évaluation ne soit prévu dans la plupart des cas que pour janvier 2011 alors que les résultats du plan sont à atteindre pour 2012.

Pour le groupe MR, l’objectif d’un développement responsable au plan local est important et a du sens s’il se fonde sur des actions concrètes, proches, compréhensibles, perceptibles, et partagées par le citoyen. Or celui-ci n’a pas ou peu été consulté pour l’élaboration de ce rapport.

« Ici, on a l’impression que le collège a voulu réaffirmer des grands engagements en les reformulant différemment pour mieux masquer l’indigence de l’action», a insisté la chef de l’opposition libérale.

Même si, le MR souscrit à la démarche d’une plus grande implication des pouvoirs locaux en faveur d’un model de développement qui prenne en compte les besoins des générations futures, le groupe s’est abstenu dans le cadre du vote global visant à l’adoption de ce plan et a sa mise en œuvre par le collège.

Par ce vote d’abstention, l’opposition a souhaité dénoncer l’incohérence de certains projets portés par la majorité PS-CDH.

Tel que l’établissement d’une seule zone 30 pour tout le Pentagone ou encore, l’extension de la zone piétonne autour de la Grand-Place sans études d’impact économique et sans se soucier de la rupture de circulation que cela engendre entre les quartiers du haut et du bas de la ville.

Sans oublier, le chapitre « vélos en libre service » un projet que la ville a gangréné dès le début avec un énième amendement à la convention Decaux qui a eu pour effet de complètement « caviarder » le marché public lancé par la région avec pour  conséquence la mise en place d’un système fondé sur l’occupation publicitaires de l’espace public au détriment d’une véritable politique de déplacement cyclistes.

Tout comme l’annonce de l’augmentation des 8 km de bandes bus et vélo qui pour le groupe MR justifie aussi l’abstention, dans la mesure où ces aménagements se font toujours au détriment de la fluidité du trafic automobile (restriction des bandes de circulation automobile qui provoque des bouchons et donc de la pollution) mais aussi au détriment des parkings pour les riverains et commerces sans leur demander leur avis.

En ce qui concerne les espaces verts, que cela soit pour le mauvais entretien du Bois de la Cambre, du Parc Meudon ou encore la destruction de l’Aulnaie marécageuse de Neder-Over-Hembeek par des pratiques non adaptées, le groupe MR n’a cessé durant cette législature de pointer les carences en ce domaine au point d’envisager le transfert de ceux-ci à l’IBGE. Car en effet, si l’agenda souligne la faible fréquentation du parc Meudon à Neder-Over-Heembeek, il suffit de s’y balader pour en comprendre la raison.

Enfin, le groupe MR regrette que dans la lutte contre les pollutions sonores, le collège constate l’absence de scénarios visant à leur réduction et s’engage à établir un rapport en février 2011 alors que dans le même temps il attire sur le territoire de la Ville et en particulier au pied de l’Atomium tous les événements musicaux telle que la techno parade sans contrôle des décibels au grand dam de tous les riverains.

Pour Marion Lemesre, « il y a un réel décalage entre les déclarations politiques de la majorité, pleines de bonnes intentions et les actions amorcées sur le territoire de la Ville ». Sur ces différents dossiers, l’opposition MR ne manquera de maintenir vigilance et approche critique dans l’intérêt des Bruxelloise et Bruxellois.

%d blogueurs aiment cette page :