Réforme du cadre de l’Inspection pédagogique dans l’enseignement de la Ville de Bruxelles « A force de costumes sur mesure pour services rendus, le PS ajoute au malaise du corps enseignant » dénonce Marion LEMESRE

« C’est quoi un P.O., qui, à quinze jours d’intervalle, présente au Conseil communal un rapport justifiant la suppression de la plus haute fonction pédagogique, pour ensuite la maintenir avec une revalorisation barémique ? »  interroge Marion LEMESRE, inquiète de devoir constater combien : « Pas à pas, la
majorité (PS/CDH) – et en particulier l’Echevine socialiste de l’Instruction Publique – continue son œuvre de destruction de la qualité de l’enseignement de la Ville de Bruxelles et de tout ce qui en avait fait l’excellence par le passé.

Le malaise qu’exprime aujourd’hui le corps enseignant dans son ensemble est encore plus profond dans l’enseignement de la Ville de Bruxelles,
parce que chaque réforme a eu – et celle proposée aujourd’hui n’y déroge pas – avant tout pour but de faire correspondre la fonction au candidat que vous souhaitiez y placer, on se retrouve aujourd’hui face à un corps pédagogique, enseignant et administratif complètement déboussolé, déhierarchisé et ainsi particulièrement démotivé. Pour rappel, en 2004 : décision de la majorité (PS/CDH/Ecolo) de scinder la fonction pédagogique et la direction générale afin de recruter un DG sans compétences pédagogiques et création d’une Inspection Pédagogique Générale.

En 2005, suppression de l’Inspection maternelle, intégrée dans l’inspection du primaire. En mai 2007 transformation et appel à candidature à l’emploi de Chargé de la mission à la Direction du Département Instruction publique, suivi en juin 2007 de la modification du règlement diminuant les conditions d’accès d’inspection » a rappelé la Chef de Groupe MR, Marion LEMESRE, qui dénonce la gestion chaotique et le manque de vision à la tête de l’enseignement de la ville.  

Intervention en séance du conseil de ce lundi 30 mai 2011 :

«Monsieur le Bourgmestre, chers collègues,

La nuisance de votre première réforme de la structure administrative de notre Instruction Publique qui plaçait la fonction pédagogique sous la direction administrative et financière n’avait pas échappé au corps professoral et en particulier aux Chefs d’Etablissement, qui avaient osé (une fois n’est pas coutume) manifester leur opposition à ce projet par le dépôt d’une motion et leur présence à la séance publique du Conseil communal (20 décembre 2004); séance au cours de laquelle j’avais relayé leurs inquiétudes légitimes; des inquiétudes qui s’avéraient être cruellement fondées il y a quinze jours selon le rapport inscrit à l’ordre du jour proposant la suppression pure et simple de la fonction d’Inspecteur Général Pédagogique.

Il faut aujourd’hui féliciter et remercier les organisations syndicales pour leur refus catégorique de vous suivre dans cette nouvelle attaque des structures pédagogiques de notre enseignement et qui nous vaut aujourd’hui d’examiner cette nouvelle version avec une Inspection Pédagogique générale maintenue et même renforcée en terme barémique puisqu’elle passe du rang A7 au rang A8, alors que la description de fonction est un « copier-coller » de la décision de 2004 portant création du poste. Pourriez-vous nous expliquer la différence des justifications en termes d’économie à réaliser en supprimant cette fonction il y a 15 jours et l’augmentation barémique présentée aujourd’hui? Idem pour l’Inspection Pédagogique générale de l’enseignement néerlandophone qui, à en croire le rapport d’il y a quinze jour, devait être supprimée car elle n’avait été créée au rang A7 que par parallélisme avec la création du poste francophone en 2004 et qui, aujourd’hui est maintenue et se voit même, toujours par parallélisme, gratifier d’un rang A8.

Pour garder le parallélisme, il conviendra donc d’activer la procédure d’appel immédiatement puisque l’Inspecteur Pédagogique général de l’Enseignement francophone part à la pension à la fin du mois. Or, il me revient, que certaines déclarations ont déjà évoqué « les contraintes du prochain budget ». Cela signifie-t-il qu’il faudra attendre le prochain budget pour lancer l’appel à candidature ?

J’espère que non et nous attendons donc aujourd’hui un engagement clair de votre part quant à la date exacte de la procédure d’appel à candidature et le délai de prise de fonction ! En d’autres mots, nous ne vous permettrons pas de faire semblant et de postposer ce recrutement aux calendes grecques.

Car, l’épine dorsale de l’IP c’est la pédagogie; c’est grâce à elle que les parents de 35.000 élèves et étudiants nous font confiance. L’administration, pour importante qu’elle soit évidemment, est au service de la pédagogie et non l’inverse. Sans pédagogie et sans élèves, pas d’administration. C’est la pédagogie qui doit, par exemple, fixer les priorités budgétaires : ce qui est loin d’être le cas en regard de certaines dépenses.

Pensons aussi à tous les défis qui s’annoncent, tel le passage au type I et la mise en œuvre des nouveaux programmes dans une structure nouvelle pour les enseignants,
le passage au système CPU (certification par unité) c’est-à-dire toute la modularisation de notre enseignement technique (une véritable révolution), pensons aussi aux trois nouvelles directions à désigner à la Haute Ecole Francisco Ferrer… Tout cela va nécessiter une assistance constante de professionnel de la pédagogie et d’une coordination générale afin de conserver au sein de notre enseignement le modèle pédagogique de référence qui en assurait la cohérence et  qualité. C’est dire aussi ô combien il est important que le Directeur Général dont VOUS avez voulu faire un « manager » doit pouvoir s’appuyer sur une inspection forte et compétente et non comme cela semble devenir le cas, privilégier des audits externes par des firmes privées ou payer des contractuels, hors cadre, hors structure hiérarchique, aux fonctions indéfinies. Dois-je vous rappeler la
calamiteuse campagne « Wanted Rocks Star Teacher » que vous avez imputé à cette nouvelle « Directrice administrative des Hautes Ecoles » (une fonction contractuelle créée hors cadre et ayant reçu des fonctions « transversales et de coordination » notamment des Préfets !) ?

Les Chefs d’Etablissement ont besoin d’autonomie mais aussi d’inspecteurs pour les aider dans leur très difficile mission. C’est dire, à quel point, il nous faut défendre à tout prix, quelle que soit la structure, la primauté du pédagogique et le rôle de « serviteur » de celle-ci que doit jouer l’administration.

Dans la refonte du cadre pédagogique (important en termes d’impact budgétaire à charge du budget ville) vous prévoyez :

Deux inspecteurs pour le fondamental : un effectif et un adjoint, c’est un statu quo par rapport à la dernière réforme par laquelle vous aviez supprimé l’Inspection maternelle, niant, ce faisant, toute la spécificité de ce niveau d’enseignement (sauf pour le barème que vous faites passer à A7 pour l’effectif et A6 pour l’adjoint, bien qu’aucun titre académique n’ait été requis au recrutement !)

Deux inspecteurs pour le secondaire : un effectif et un adjoint (A7 et A6)  là, vous prévoyez de recruter un adjoint au grade A6 (on peut se demander si un Chef d’Etablissement qui a un barème supérieur va être intéressé et je ne suis pas sûr qu’un licencié avec une ancienneté suffisante y trouvera son compte même si l’aspect financier n’est pas le seul évidemment). Puisque la fonction effective est actuellement bloquée par une personne promue à «La mission de Direction Générale» comptez-vous
lancer l’appel au recrutement de «l’adjoint» avant «l’effectif»: bonjour la cohérence!

Un inspecteur de promotion sociale et de la lecture publique (statu quo)

Un inspecteur de la santé et des sports, remplaçant l’inspecteur de l’éducation physique avec un barème A7 mais ouvert à un médecin auquel cas le barème serait A8. Donc,si je comprend bien c’est le titre qui justifie le barême et non la fonction. Du jamais vu et à mon sens, un précédent également déstructurant en terme de hiérarchie !

Toutefois, à l’exception de cette modification barémique, sur cette réforme-là, étant donné les enjeux de la santé des jeunes et les impulsions nouvelles et nécessaires à
donner à la pratique sportive mais aussi à l’hygiène de vie et en particulier l’hygiène alimentaire et la lutte contre les assuétudes, le groupe MR peut soutenir votre démarche mais sera particulièrement attentif au recrutement de la personne adéquate pour cette fonction, susceptible de bien couvrir l’ensemble de la mission.

Un inspecteur chargé des pédagogies transversales et des technologies de l’information et de la communication avec une échelle barémique A7 qui prendrait en charge également la direction du Centre de Méthodologie et de Pédagogie Appliquée (CeMPA). Il s’agit d’une nouvelle fonction aux contours peu défini : implique-t-elle de supprimer la fonction de directeur du CeMPA ou en deviendra-t-il le directeur? Cela sent le poste taillé sur mesure… (peut-être pour résoudre le nœud que vous avez créé dans l’inspection secondaire ?)

Enfin, en termes de procédure, nous regrettons aussi que ce projet de réforme, présenté et recalé dans un premier temps par les syndicats n’ait, à aucun moment, dans sa phase préparatoire, fait l’objet d’une concertation avec l’inspection et les chefs d’établissement.

Dans toute cette structure, il est clair que les personnes en poste et qui sont dans des fonctions en extinction seront en « mesures transitoires » et garderont leur statut actuel tant qu’ils ne sont pas pensionnés : l’inspecteur de l’éducation physique, le directeur du CeMPA, cette fonction que vous avez  créée également sur mesure (pour éviter le SELOR) et intitulée « Chargé de la mission de Direction générale » toujours en cours alors qu’un DG a depuis été recruté, toujours occupée mais sans charges définies et bloquant par ricochet le poste d’inspecteur du secondaire…  Sans compter le cafouillage, les errances et frustrations de cette importante période intermédiaire, le coût budgétaire me semble, en tenant compte de cela, largement sous-estimé.

Vous voyez combien à force de découper les pièces du puzzle selon vos propres choix, vous avez  profondément déstructuré et déstabilisé l’ensemble hiérarchisé, cohérent, porteur d’une compétence et d’un idéal qui avait donné ses lettres de noblesse à notre enseignement depuis tant et tant d’années. Vu l’absence de motivation au service d’un renforcement du projet pédagogique de l’enseignement de la Ville de Bruxelles, vu le manque de clarté dans les délais et les procédures d’appel, de recrutement et d’évaluation, le Groupe MR votera contre ce point.

Le Mouvement Réformateur accueil Rodolphe Pedro à Bruxelles pour une réflexion sur le décrochage scolaire !

Jeudi 26 mai :

Visite de l’Antenne de prévention « La Bougie » et de l’asbl FEFA (Football-Etudes-Familles-Anderlecht) dans le quartier de Cureghem en présence du président du MR Charles Michel, du Bourgmestre d’anderlecht Gaëtan Van Goidsenhoven, de Marion Lemesre et d’Alain Courtois.

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Afterwork thématique: « De l’exclusion scolaire à la réussite professionnelle: la voie de la volonté »

A l’initiative du MR de la Ville de Bruxelles, le Mouvement Réformateur a organisé un «afterwork» ce jeudi 26 mai, consacré au parcours de Rodolphe Pedro, jeune issu des banlieues, qui a brillamment réussi dans les affaires malgré le fait d’avoir été exclu du système scolaire à 16 ans.

À 39 ans, ce banlieusard, sans diplôme, est devenu le président de la première compagnie financière indépendante de France et gère plus d’un milliard d’euros pour le compte de ses clients. Une prise en main de son destin qui illustre le projet libéral porté par le MR.

«Il faut arrêter de voir uniquement les jeunes générations par le prisme  des problèmes: usages de drogues, accidents de la route, délinquance etc. Ils sont avant tout porteurs d’espoir et porteurs d’avenir, de notre avenir. Il n’y a pas de fatalité car le meilleur est en nous» a déclaré Charles Michel, Président du MR.

Rodolphe Pedro est l’incarnation de cette philosophie, de ce projet. Vendeur de jeans et de blousons dans les cours de récréation d’une école dont il sera exclu sans avoir l’occasion de passer le bac, il apprendra très vite à entreprendre. Une question de survie dans la cité française dans laquelle il vivait. En 1997, il fonda la première société indépendante de conseil en patrimoine en France. Aujourd’hui, son entreprise représente un milliard d’euros sous gestion et 105 collaborateurs. Parmi eux, 80% sont d’origine immigrée et 90% n’ont pas de diplôme.

Ce nouveau millionnaire ne s’arrête pas à sa réussite personnelle, il tend la main à ceux qui, comme lui, ont décroché du système scolaire. Rodolphe Pedro a créé à Lyon et à Paris l’UNIFI (L’Université de la Finance), qui forme les personnes faiblement qualifiées issues des quartiers défavorisés.

Un tel parcours démontre bien qu’il n’y a pas de fatalisme dans l’échec qu’il soit scolaire ou professionnel. Son itinéraire et sa réussite doivent devenir demain moins exceptionnels. C’est tout l’enjeu de la méritocratie.

C’est tout l’enjeu du développement d’une société libérale et émancipatrice permettant à chacun de réussir à force de volonté et détermination. Rodolphe Pedro, par son parcours qui force le destin, par son sens de la responsabilité sociale, représente l’idéal libéral porté par le MR.

Ouvrant la soirée, la Députée bruxelloise Marion Lemesre a rappelé la situation bruxelloise pour le moins paradoxale: «Poumon économique du pays, centre névralgique des institutions internationales et européennes, Bruxelles culmine avec un chômage structurel de 21% qui monte à 30 voire 40% chez les jeunes issus de l’immigration et selon les quartiers.  Les raisons de ces chiffres sont connues: décrochage scolaire, manque de qualifications, démission parentale, discrimination à l’embauche, sans oublier l’éclatement des offres de formations».

Pour la députée bruxelloise, «il est temps de mettre fin au cercle vicieux du fatalisme, il faut encourager la volonté d’entreprendre et refuser le système de l’assistanat. Rodolphe Pedro incarne cette rupture, ce refus du fatalisme. Malgré un parcours scolaire chaotique, il a eu l’énergie du dépassement».

Pour Rodolphe Pedro, la société actuelle est remplie de plafonds de verre, ce sont même des rideaux de fer! La jeunesse actuelle est dans une grande détresse intellectuelle: «En France, près de 160.000 jeunes sont en décrochage scolaire par an… 75% d’entre eux finiront au chômage durable. A-t-on envie de devenir un « carriériste » du chômage en lieu et place de se valoriser par le travail ? Quand on se lève le matin pour aller travailler, on est libéral!  J’ai lancé l’Unifi, une université gratuite qui donne des formations en finance aux jeunes qui n’ont pas de diplôme. D’autres initiatives peuvent être faites. Il faut valoriser l’être mais pas uniquement vers des métiers techniques ou manuels. Il faut aussi éviter les éléments « poudre aux yeux » comme le CV anonyme. Si on est raciste, on le restera et on n’engagera pas de personnes étrangères quelque soit les compétences et leur expérience. C’est un fait.  Je ne crois pas au facteur chance mais je sais qu’il faut avoir utilisé toutes les possibilités avant de verser dans le fatalisme. L’ascenseur social est actuellement en panne, c’est au monde politique de le faire fonctionner à nouveau. Pour le reste, j’aimerais rappeler l’importance de l’éducation. Sans l’éducation, on ne peut pas s’en sortir. Je ne parle pas d’apprentissage des savoirs, ça c’est le rôle de l’école mais d’éducation qui est le rôle des parents. Je déplore que trop souvent, les parents aient démissionné et renoncé à jouer leur rôle le plus important dans la vie de leurs enfants, celui de les éduquer» précise-t-il.

Pour le Sénateur Alain Courtois, il y a effectivement une alternative au fatalisme: «Il faut permettre aux jeunes d’exprimer leur talent.

Le message de Rodolphe Pedro nous correspond. Chaque personne est sa propre vedette, son propre talent. 40% de jeunes au chômage à Bruxelles, ce n’est pas acceptable. Il faut repenser l’enseignement et l’éducation. Il faut également repenser les valeurs de l’enseignement.  Nous avons une responsabilité collective de penser notre jeunesse. Nous n’avons pas la vérité mais nous allons la chercher. Il va falloir être créatif et proposer des solutions alternatives pour redonner de l’emploi».

Et Charles Michel de conclure que «le libéralisme est avant tout une philosophie de vie avant d’être un projet politique…Le message de Rodolphe Pedro repose sur la vérité d’un homme. Et c’est toujours la volonté, la créativité, l’innovation des hommes et des femmes qui sont à la base de tout dans notre société».

Vendredi 27 mai :

Lunch-débat au Cercle de Lorraine sur le décrochage scolaire en compagnie de Françoise Bertiaux, Françoise Schepmans, Marion Lemesre, Alain Courtois, Youssef Archich, Céline Vivier …

Rencontre/débat avec les élèves de l’Athénée Royal Bruxelles 2 et visite d’une maison des jeunes à Laeken.

Afterwork thématique « De l’exclusion scolaire à la réussite professionnelle: la voie de la volonté » avec Rodolphe Pedro

Description:

Réussir brillamment dans la finance lorsqu’on provient d’un quartier pauvre et sans diplôme, c’est possible ! Rodolphe Pedro en est le parfait exemple ! Après une adolescence difficile dans les banlieues françaises et une décennie d’échec scolaire, il fonde en 1997, la première société indépendante de conseil en patrimoine en France. Aujourd’hui, son entreprise dispose un milliard d’euros sous gestion et 105 collaborateurs. Parmi eux, 80% sont d’origine immigrée et 90% n’ont pas de diplôme.

Un tel parcours nous montre qu’il n’y a pas de fatalisme dans l’échec qu’il soit scolaire ou professionnel. Son itinéraire et sa réussite doivent devenir demain moins exceptionnels. C’est tout l’enjeu de la méritocratie. C’est tout l’enjeu du développement d’une société libérale et émancipatrice permettant à chacun de réussir à force de volonté et détermination.

Charles Michel, Président du Mouvement Réformateur, a le plaisir de vous inviter à participer à l’afterwork thématique du Mouvement Réformateur « DE L’EXCLUSION SCOLAIRE A LA REUSSITE PROFESSIONNELLE : LA VOIE DE LA VOLONTE », le jeudi 26 mai de 18h30 à 20h au siège du Mouvement Réformateur (Avenue de la Toison d’Or 84-86 à 1060 Bruxelles).

Programme :

* Accueil par Marion Lemesre, Députée à la Région de Bruxelles-Capitale, Chef de Groupe MR à la Ville de Bruxelles ;

* Animation du débat : Alain Courtois, Sénateur.

Conférence-débat avec :

* Rodolphe Pedro, Fondateur et directeur de la Compagnie française de conseil et investissement(CFCI)

* Conclusions par Charles Michel, Président du Mouvement Réformateur

Les discussions se poursuivront autour d′un drink à l′issue de la conférence-débat.

N′hésitez pas à faire circuler cette invitation autour de vous !

Réforme du cadre de l’Inspection pédagogique dans l’enseignement de la Ville de Bruxelles. « Des costumes sur mesure et un nouveau coup porté à la qualité de l’enseignement » dénonce le MR

« Pas à pas, la majorité (PS/CDH) et en particulier l’Echevine socialiste de l’Instruction Publique continue son œuvre de destruction de la qualité de l’enseignement de la Ville de Bruxelles et de tout ce qui en avait fait l’excellence par le passé.

En 2004 : décision de la majorité (PS/CDH/Ecolo) de scinder la fonction pédagogique et la direction générale afin de recruter un DG sans compétences pédagogiques et création d’une Inspection Pédagogique Générale.

En 2005, suppression de l’Inspection maternelle, intégrée dans l’inspection du primaire. » a rappelé la Chef de Groupe MR, Marion LEMESRE, qui voit dans cette nouvelle réforme, supprimant l’inspection pédagogique générale, une main mise renforcée
du politique et une relégation de la fonction pédagogique.

Intervention en sénce du conseil de ce lundi 02/05/2011 :

«Monsieur le Bourgmestre,

Chers collègues,

La nuisance de la première réforme de la structure administrative de notre Instruction Publique qui plaçait la fonction pédagogique sous la direction administrative et financière n’avait pas échappé au corps professoral et en particulier aux Chefs d’Etablissement, qui avaient osé (une fois n’est pas coutume) manifester leur opposition à ce projet par le dépôt d’une motion et leur présence à la séance publique du Conseil communal (20 décembre 2004) au cours de laquelle j’avais relayé leurs inquiétudes légitimes; des inquiétudes qui s’avèrent être cruellement fondées aujourd’hui par la proposition qui est faite de supprimer la fonction d’Inspecteur Général Pédagogique.

Or, l’épine dorsale de l’IP c’est la pédagogie; c’est grâce à elle que les parents de 35.000 élèves et étudiants nous font confiance. L’administration, pour importante qu’elle soit évidemment, est au service de la pédagogie et non l’inverse. Sans pédagogie et sans élèves, pas d’administration. C’est la pédagogie qui doit, par exemple, fixer les priorités budgétaires et à ce sujet, il y a de quoi s’inquiéter quand on constate la rénovation à grand frais du 8e étage de la Direction Générale de l’IP au Centre administratif alors que cela fait des années que l’on nous dit qu’il n’y a pas d’argent et que certaines écoles sont à la limite du taudis. Tandis que, dans le même temps, ce sont nos Chefs d’Etablissement qui se battent pour trouver des moyens pour améliorer « l’ordinaire ».

Pensons aussi à tous les défis qui s’annoncent, tel le passage au type I et la mise en œuvre des nouveaux programmes dans une structure nouvelle pour les enseignants, le passage au système CPU (certification par unité) c’est-à-dire toute la modularisation de notre enseignement technique (une véritable révolution), pensons aussi aux trois nouvelles directions à désigner à la Haute Ecole Francisco Ferrer dont les inscriptions et les résultats sont en chute libre, et j’en passe… Tout cela va nécessiter une assistance constante de professionnel de la pédagogie et d’une coordination générale afin de conserver au sein de notre enseignement le modèle pédagogique de référence qui en assurait la cohérence et  qualité. C’est dire aussi combien il est important que le Directeur Général dont VOUS avez voulu faire un « manager » doit pouvoir s’appuyer sur une inspection forte et compétente et non comme cela semble devenir le cas, privilégier des audits externes par des firmes privées ou payer des contractuels, hors cadre, hors structure hiérarchique, aux fonctions indéfinies telle cette nouvelle « Directrice administrative des Hautes Ecoles »… responsable de la fumeuse campagne « Wanted Rocks Star Teacher » !!! (cela devrait vous rendre prudent) Les Chefs d’Etablissement ont besoin d’autonomie mais aussi d’inspecteurs pour les aider dans leur très mission difficile. C’est dire, à quel point, il nous faut défendre à tout prix, quelle que soit la structure, la primauté du pédagogique et le rôle de « serviteur » de celle-ci que doit jouer l’administration.

Dans la refonte du cadre pédagogique (important car à charge du budget ville) vous prévoyez outre la suppression de l’Inspection Pédagogique Générale:

  • Deux inspecteurs pour le fondamental :
    un effectif et un adjoint, c’est un statu quo par rapport à la dernière réforme par laquelle vous aviez supprimé l’Inspection maternelle, niant, ce faisant, toute la spécificité de ce niveau d’enseignement (sauf pour le barème que vous faites passer à A7 pour l’effectif et A6 pour l’adjoint, bien qu’aucun titre académique n’ait été requis au recrutement !)
  • Deux inspecteurs pour le secondaire :
    un effectif et un adjoint (A7 et A6) là, vous prévoyez de recruter un adjoint au grade A6 (on peut se demander si un Chef d’Etablissement qui a un barème supérieur va être intéressé et je ne suis pas sûr qu’un licencié avec une ancienneté suffisante y trouvera son compte même si l’aspect financier n’est pas le seul évidemment).
  • Un inspecteur de promotion sociale et de la lecture publique (statu quo)
  • Un inspecteur de la santé et des sports,
    remplaçant l’inspecteur de l’éducation physique avec un barème A7 mais ouvert à un médecin auquel cas le barème serait A8. Sur cette réforme-là, étant donné les enjeux de la santé des jeunes et les impulsions nouvelles et nécessaires à donner à la pratique sportive mais aussi à l’hygiène de vie et en particulier l’hygiène alimentaire, le groupe MR soutient votre démarche et sera particulièrement attentif au recrutement de la personne adéquate pour cette fonction.
  • Un inspecteur chargé des pédagogies transversales et des technologies de l’information et de la communication
    avec une échelle barémique A7 qui prendrait en charge également la direction du Centre de Méthodologie et de Pédagogie Appliquée (CEMPA). Il s’agit d’une nouvelle fonction aux contours peu défini : implique-t-elle de supprimer la fonction de directeur du CeMPA ou en deviendra-t-il le directeur? Cela sent le poste taillé sur mesure…
  • Disparition de l’inspecteur du supérieur ou reprise par le DG (?) nulle part, il n’en est fait mention or les défis comme vu plus haut , y sont de taille.

En termes de procédure, ce projet présenté aux syndicats n’a aucun moment, dans sa phase préparatoire, fait l’objet d’une concertation avec l’inspection et les chefs d’établissement.Que ce soit en groupe de travail ou au Comité supérieur de concertation et négociation, les syndicats ALR ont marqué leur désapprobation devant cette nouvelle structure et demandé un délai de 30 jours pour étudier le problème. Les syndicats enseignants sont totalement contre cette nouvelle structure et, en particulier contre la disparition de l’IPG. Si je suis bien informée, en début de semaine, un groupe technique rassemblant les deux groupes (ALR et enseignants) a rencontré le DG pour lui opposer un « niet » formel basé sur la suppression de l’IPG et les incohérences
et erreurs figurant dans le document reçu expliquant la peut-être nouvelle future structure : profils mal définis et bourrés d’erreurs, non respect des titres ou à tout le moins vagues, etc, etc.

Dans toute cette structure, il est clair que les personnes en poste et qui sont dans des fonctions en extinction seraient en « mesures transitoires » et garderaient leur statut actuel tant qu’ils ne sont pas pensionnés : l’inspecteur de l’éducation physique, le directeur du CeMPA, l’IPG néerlandophone dont le poste disparaitrait aussi si l’IPG francophone, par symétrie. Sans compter le cafouillage et les errances et frustrations de cette importante période intermédiaire le coût budgétaire me semble, en tenant compte de cela, largement sousestimé.

Vu toutes ces inconnues, vu l’importance de ce dossier, vu l’état d’avancement de la négociation syndicale, vu le manque de clarté dans les procédures d’appel, de recrutement et d’évaluation (concentrées dans les mains du seul DG), je vous
demande de ne pas voter cette importante réforme et, pour le moins, de reporter ce point. »

Information:

l’échevine en charge du dossier a retiré ce point de l’ordre du jour en début de séance, « faute d’accord syndical », en annonçant également qu’elle reviendrait sur celui-ci lors d’une prochaine séance. Marion Lemesre et l’opposition libérale au Conseil communal de la Ville de Bruxelles se réjouissent que les syndicats aient bien perçu les enjeux d’une telle réforme et soient parvenus à la bloquer.

Fin de la campagne rock star teachers

La campagne de recrutement “ Wanted : Rock Star Teachers “, jugée indigne et dégradante pour les enseignants, tant par l’opposition que par l’ensemble des syndicats a été abandonnée, ce qui ravit Marion Lemesre (MR).

Fin janvier, la chef de groupe MR au Conseil communal de la Ville de Bruxelles, Marion Lemesre, interpellait l’Échevine de l’Instruction publique sur sa campagne de recrutement “ Wanted: Rock Star Teachers ”. Celle-ci, jugée indigne et dégradante pour la profession enseignante, tant par l’opposition que par l’ensemble des syndicats, a finalement été reléguée au vestiaire, une décision qui ravit Marion Lemesre: “ Tout comme le front commun syndical, j’ai rapidement déploré l’amateurisme et la précipitation qui ont présidé à l’élaboration de la campagne de recrutement Rock Star au profit d’une politique de recrutement valorisant les aptitudes que nécessite la profession. La pénurie actuelle d’enseignants, près de 70, ne peut justifier de faire n’importe quoi en matière de recrutement. Notre appel a finalement été entendu et je ne peux que m’en féliciter! ”

Source: La Capitale

« WANTED : ROCK STAR TEACHER » Maladresse ou partie visible d’un iceberg ?

 

 

En séance du conseil communal du 7 février 2011, au nom du Groupe MR, Marion LEMESRE demande au Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles d’arrêter la distribution du tract « Wanted : Rock Star Teacher » parce que celui-ci dévalorise la fonction d’enseignant et risque de porter une nouvelle atteinte à la qualité de l’enseignement. La Chef de groupe MR demande de revoir les législations communautaires qui bloquent, notamment, l’extension des plages horaires et les aménagements de fin de carrière ainsi que tous les artifices pris dans les années 90 visant à la réduction des effectifs à la lumière du contexte actuel de pénurie d’effectifs.

 

 

INTERPELLATION

Monsieur le Bourgmestre,
Chers Collègues,

 

Les critiques venant des bancs de l’opposition sont souvent suspectes de prise de positions systématiques contraires à la majorité en place, ce qui permet à cette dernière de les évacuer sans en reconnaître le bien-fondé. Dans le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, heureusement, notre jugement sévère a aussi été exprimé clairement par la profession (notamment via le site internet enseignons.be) ainsi que par ses représentations syndicales.

En effet, si, dans la gestion quotidienne, le Pouvoir Organisateur a pour mission de mettre en œuvre une stratégie de recrutement des enseignants afin de garantir le fonctionnement et le renouvellement de son cadre, il est clair qu’il faut rester prudent dans la démarche et garder en mémoire les contraintes inhérentes à ce métier. En cela, ce n’est pas différent des autres professions car tous les métiers et toutes les professions nécessitent des aptitudes précises qui en font toute la valeur et qui font qu’ils conviennent bien à un individu et pas à un autre.

 

La pénurie actuelle d’enseignants (une septantaine de postes à pourvoir, rien que dans les établissements de la Ville de Bruxelles) atteint une telle amplitude que le phénomène est désormais connu du public non initié et commence à inquiéter les différentes composantes de notre société et plus seulement les parents ou les acteurs de terrain.

Cependant, la pénurie ne peut justifier de faire n’importe quoi en matière de recrutement.  En effet, il est dangereux et vain d’attirer le « candidat enseignant » à tenter une carrière dans un « PO qui se dit sympa » en énumérant des avantages matériels annexes, tels des voyages ou des réductions dans les centres sportifs, sans aborder dès le départ les aptitudes requises et les motivations très spécifiques à l’enseignement.

 

Lors de la dernière séance de notre Conseil communal, une fois n’est pas coutume, j’avais eu l’occasion de féliciter l’échevine de l’Instruction Publique, qui, en ayant accepté de postposer le passage de notre enseignement secondaire du type 2 au Type 1 à la rentrée de septembre 2011 – au lieu de l’imposer en septembre 2010 sans avoir laissé le temps de négocier un aménagement des grilles horaires – avait permis le maintien de nos sections fortes avec 36 heures/semaine. Ceci était bien la démonstration qu’en respectant l’inspection, les directions et les équipes pédagogiques, en écoutant leurs remarques, en laissant le temps de la négociation intelligente, il était possible encore de sauver le modèle d’enseignement de la Ville de Bruxelles.

 

Aujourd’hui, il est regrettable de devoir constater combien a été dénaturé le rapport du Groupe de Travail qui, en tenant compte de l’expertise des gens de terrain, avait mis en exergue un ensemble de mesures pour lutter contre la pénurie. Je parle du premier rapport écrit par ce groupe de travail en novembre 2010 et qui, depuis, n’avait plus fait l’objet d’aucune remarque jusqu’à cette lettre du Directeur général, datée du 29 janvier 2011, communiquant avec les remerciements et félicitations d’usage un second rapport remanié, censé sorti de ces réflexions, mais n’ayant en aucune manière eu l’aval des membres dudit groupe de travail. Trouvez-vous cette procédure correcte ? Respectueuse du travail accompli ? N’est-elle pas manipulatrice ?

 

Ce premier rapport a été rédigé à l’issue de la 1e réunion (14/10/10) et communiqué lors de la 2e et dernière réunion (17/11/10). Lors de cette 2e réunion du 17 novembre, les membres du Groupe de Travail se sont étonnés de recevoir un prospectus  dont l’accroche en français dit « La Ville de Bruxelles, ça bouge – Département de l’Instruction publique – Deviens Enseignant » et souhaitent y apporter des modifications mais ils s’entendent dire que c’est impossible parce que le tirage est déjà fait ! Deux jours plus tard, c’est le triptyque « Rock Star » qui sort pour le salon du SIEP auquel participe la Haute Ecole Francisco Ferrer. Aucun écrit pour expliquer la calamiteuse modification du prospectus de promotion alors même  que le principe de la modification avait été refusé au Groupe de Travail du 17 novembre 2010 et que celui-ci n’a jamais avalisé la version « Rock Star ». Il est pour le moins curieux de constater que dans sa conférence de presse, l’Echevine de l’Instruction Publique en attribue la paternité audit Groupe de Travail ; ce que celui-ci d’ailleurs récuse !

 

Si je suis bien informée, la CGSP s’est également émue de la chose et a provoqué une réunion ce mardi 8 février à laquelle l’échevine de l’I.P. devra aussi s’expliquer ! Car, en définitive, il est choquant de devoir constater qu’un problème professionnel lancinant pour les chefs d’établissement a été exploité pour obtenir des collaborations actives sur un sujet brûlant mais qu’au lieu de se servir du rapport pour défendre auprès des instances compétentes des réformes urgentes, il a été préféré de « donner » dans le sensationnel, dans le médiatique, le superficiel… comme tellement souvent en matière de politique d’enseignement (voir la saga des décrets inscriptions).

 

C’est effectivement plus facile, plus rapide et plus visible que le travail de fond et la défense de manière argumentée des modifications des textes législatifs. Afin de répondre à la situation actuelle de manque d’effectifs, ces corrections législatives devraient, notamment,  viser la suppression des nombreux artifices pris dans un contexte de réduction d’effectifs dans les années 90 (plages horaires, heures supplémentaires, aménagement de fin de carrière…  je ne vais pas ici en faire la liste). Il conviendra surtout de comprendre pourquoi un tiers des enseignants abandonnent leur métier au cours de leurs 5 premières années d’exercice.

Je souhaiterais donc savoir à quel profil correspond exactement le titre demandé de « Rock Star Teacher ». Il est, en effet, paradoxal qu’à l’heure où on établit des profils définis pour de nombreuses fonctions, on ne songe pas à préciser un peu mieux les aptitudes requises pour entrer dans le métier et parvenir à y rester à la satisfaction de tous.

Il est vrai que les titres B sont déjà nombreux dans nos différentes écoles et je ne peux pas  vous en faire le reproche car c’est une piste qui n’est pas dévalorisante pour l’enseignement, si elle est bien comprise par tous et correctement présentée. Mais, l’idée défendue par le Groupe de Travail (d’après le premier rapport) était d’inviter, voire de soutenir les enseignants « titre B » à acquérir rapidement le titre pédagogique. Le régime des titres est assez complexe mais, pour faire simple, un licencié en philo romane a un titre « scientifique » qui lui permet d’enseigner le français dans le cycle secondaire supérieur et même dans le cycle inférieur à un autre barème mais il n’a pas le titre pédagogique s’il n’a pas en plus l’agrégation. A cet égard, je déplore qu’en tant que Pouvoir Organisateur, la Ville de Bruxelles n’a toujours pas mis en place un module de formation qui permettrait aux agrégés de l’enseignement secondaire supérieur d’enseigner dans l’enseignement secondaire inférieur sans préjudice financier (ce que permet l’arrêté du 14 mai 2009).

 

En conclusion, ce qui est vraiment désastreux dans cette démarche de communication, c’est l’amalgame avec la rock star qui occulte tout le reste et qui laisse sous-entendre qu’il ne faut plus être formé pour enseigner et que n’importe quelle personne sympa avec un joli minois peut séduire nos farouches ados et leur inculquer un « brin de savoir ». Ne pas avoir le titre requis (le scientifique par rapport à la discipline enseignée et le pédagogique par rapport au niveau – cycle supérieur et/ou cycle inférieur) ne signifie donc pas que les gens sur le terrain n’ont pas de titre du tout. C’est là, justement pour le chaland, qu’il aurait fallu mettre un garde-fou. Au moins, par souci pour l’efficience du travail du département ressources humaines aussi. Je n’ose pas imaginer le temps perdu à éconduire les nombreux candidats qui postulent en partant du principe qu’en situation de pénurie « Bruxelles ne peut pas faire la fine bouche ». D’autant qu’il faut savoir aussi que les chefs d’établissement sont déjà, depuis quelques années, confrontés à des candidats à l’intérim qui trouvent normal de recevoir des préparations « clés sur porte » à leur prise de fonction ou encore impriment une leçon tirée d’internet sans même prendre le temps de se l’approprier avant d’entrer en classe. Ce phénomène explique en partie ensuite l’hémorragie de personnel. On ne tient pas longtemps devant un public d’ados avec un texte qu’on ne maîtrise pas parce qu’on n’a pas fait en amont le travail nécessaire (ce travail que l’enseignant fait chez lui et qui est généralement méconnu du grand public qui assimile cela à « du congé »). Bref il y a une différence de taille entre organiser une plus grande visibilité pour un Pouvoir Organisateur qui cherche un enseignant pour une charge précise et un tract aguicheur ! A cet égard, ce même Pouvoir Organisateur ne se grandit pas quand, sur le site officiel http://www.brunette.brucity.be/admin/folder201001.pdf, il se permet de traiter d’hypocrites et de naïfs les enseignants qui, à juste titre, ont réagi face à une telle maladresse. N’est-ce pas confondre site officiel et blog personnel ? Encore une fois, le ton est-il le bon ?

 

Enfin, si un certain nombre de bonnes mesures à mettre en pratique, à amplifier ou encore à négocier se retrouvent déjà dans le premier rapport du Groupe de travail ainsi que dans le dossier de presse de l’Echevine de l’Instruction Publique, intitulé « Lutter contre la pénurie : un défi imminent », il y est aussi annoncé que le « support marketing », la brochure « Wanted : Rock Star Teacher », « appuiera la présence de l’Instruction publique » dans divers salons tels ceux organisés par les facultés de l’ULB et des hautes écoles situées à Bruxelles ainsi qu’au salon CitizenJobs du 23 mars prochain.

Avec de nombreux enseignants, chefs d’établissement, associations représentatives…, tous, indignés par la mauvaise image de la profession véhiculée par ce « support marketing » et soutenus par de très nombreux parents d’élèves inquiets d’une nouvelle atteinte qui pourrait être ainsi portée à la qualité de l’enseignement, au nom du Groupe MR, je demande  au Collège des Bourgmestre et Echevins de retirer ce tract des outils de promotion de notre enseignement et j’invite l’Echevine de l’Instruction Publique à poursuivre, en concertation avec ses équipes pédagogiques et l’expertise des gens de terrain, dans la voix de la négociation avec la Communauté française, en vue de lutter contre la pénurie, par la revalorisation de la profession d’enseignant.

 

Je vous remercie.

 

Marion LEMESRE

Députée-Chef de Groupe MR au Conseil communal de la Ville de Bruxelles

Pour lutter contre la pénurie d’enseignants, il faut valoriser la profession et non la brader !

 

Marion Lemesre, Députée-Chef de groupe MR, choquée par la campagne de recrutement indigne de « la mission d’enseigner », lancée par l’échevine socialiste de l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles,  plaide pour une politique de recrutement valorisant les aptitudes que nécessite la profession ainsi que la réforme urgente des mesures visant à la réduction des effectifs prises dans les années 80.

 

En effet, si, dans la gestion quotidienne, le Pouvoir Organisateur a pour mission de mettre en œuvre une stratégie de recrutement des enseignants afin de garantir le fonctionnement et le renouvellement de son cadre, il est clair qu’il faut rester prudent dans la démarche et garder en mémoire les contraintes inhérentes à ce métier.

En cela, ce n’est pas différent des autres professions constate d’emblée Marion Lemesre, car tous les  métiers et toutes les professions nécessitent des aptitudes précises qui en font toute la valeur et qui font qu’ils conviennent bien à un individu et pas à un autre.

 

La pénurie actuelle d’enseignants (70 postes à pourvoir, rien que dans le réseau de la Ville de Bruxelles) atteint une telle amplitude que le phénomène est désormais connu du public non initié et commence à inquiéter les différentes composantes de notre société et plus seulement les parents ou les acteurs de terrain.

Cependant, la pénurie ne peut justifier de faire n’importe quoi en matière de recrutement. En effet, il est dangereux et vain d’attirer le « candidat enseignant » à tenter une carrière dans un « PO qui se dit sympa » en énumérant des avantages matériels annexes, tels des voyages ou des réductions dans les centres sportifs, sans aborder dès le départ les aptitudes requises et les motivations très spécifiques à l’enseignement.

 

Pour la Chef de groupe libérale, il est  paradoxal qu’à l’heure où on établit des profils définis pour de nombreuses fonctions, on ne songe pas à préciser un peu mieux les aptitudes requises pour entrer dans le métier et parvenir à y rester à la satisfaction de tous !

Bref, avant d’attirer le chaland qui risque de déchanter, il faut avant tout veiller à la mise en œuvre de la réglementation existante pour créer des conditions matérielles propices en faveur de ceux qui sont déjà en place et souhaiteraient y rester sans  subir une amputation de traitement. En effet, il est aussi  paradoxal de devoir constater que plus d’un an après les différentes dispositions prises par l’arrêté du 14 mai 2009 pour assurer une revalorisation barémique de certains membres du personnel enseignant, les dispositions pratiques pour leur permettre de faire valoir l’application de l’arrêté ne sont toujours pas prises !

 

Pour mémoire, voici l’extrait de la circulaire 2918 du 15 octobre 2009 : « les membres du personnel porteur d’un diplôme d’agrégation de l’enseignement secondaire supérieur, titre requis pour la fonction de l’enseignement secondaire supérieur analogue à la fonction exercée et complété par le module de formation à la pédagogie de l’enseignement secondaire inférieur visé au titre II du décret du 30 avril 2009 dont question ci-dessus, bénéficie de l’échelle 501 dès la réussite du module de formation ».

 

En  clair, un licencié en philo romane qui a l’agrégation de l’enseignement secondaire supérieur qui reçoit une partie de son horaire en 1e, 2e ou 3e année de l’enseignement général (dans l’enseignement qualifiant même la 4e année est considérée comme de l’enseignement inférieur) est confronté à un dilemme :

Ø      Il aime l’école dans laquelle il se trouve et préfère avoir un horaire complet sur un seul établissement et il accepte un barème inférieur à celui de « ses titres » avec des conséquences sur la carrière et la pension qui vont varier d’un individu à l’autre suivant la durée de ce régime « transitoire » ; ou

Ø      Il cherche une charge en adéquation avec ses titres et se partage sur plusieurs établissements voir plusieurs PO jusqu’à ce qu’il trouve un horaire complet. Il est clair que dans les « matières » où il y a pénurie, ce choix qui engage une carrière est vite fait !!!

Depuis les mesures prises par l’arrêté du 14 mai 2009, l’agrégé de l’enseignement supérieur qui souhaite conserver des attributions dans l’enseignement inférieur pourrait le faire sans préjudice financier s’il accepte de compléter sa formation par un module de formation à la pédagogie de l’enseignement secondaire inférieur visé à l’article II du décret du 30 avril 2009. (Autrement dit il obtient le barème 501).

 

Mais voilà, en janvier 2011, dénonce Marion LEMESRE, cette formation n’est toujours pas organisée ni par la Communauté française, ni par les pouvoirs organisateurs du CPEONS.

En tant que Pouvoir Organisateur, membre du CPEONS, la ville de Bruxelles pourrait impulser une dynamique intéressante voire même proposer un module de formation, en s’appuyant sur le réservoir existant dans sa catégorie pédagogique, pour régulariser la situation de nombreux agents dont les siens.

 

Dans le même ordre d’idée,  la Ville de Bruxelles pourrait plaider auprès de la Communauté française pour revoir certains aspects de la législation qui constituent des freins à des solutions internes tels qu’autoriser les heures supplémentaires dans le même établissement et revoir le calcul ou encore autoriser un assouplissement des mesures d’aménagement de fin de carrière. Par exemple, le retour d’un agent qui regrette sa décision car même s’ils ne sont  pas nombreux, à l’heure de la pénurie, il vaut mieux permettre le retour d’un enseignant expérimenté plutôt que de s’en priver définitivement  en raison d’une réglementation prévue à l’époque pour « dégraisser » !

 

Notre enseignement souffre encore des effets pervers d’une certaine époque constate Marion Lemesre :

Il faut se souvenir qu’autrefois un licencié qui enseignait dans l’inférieur avait son barème de licencié et un régent qui enseignait dans le supérieur avait un supplément financier, c’est dans le contexte d’austérité des pouvoirs spéciaux des années 80 que les mouvements (licenciés vers l’inférieur et régents vers le supérieur) ont été découragés par des incidences financières et ce d’autant plus facilement que dans les années 90 il a fallu dégraisser dans l’enseignement d’où :

  1. les régents et les licenciés ont été consignés chacun dans leur «  bulle » ;
  2. les chefs d’établissement ont été encouragés à mettre tous les agents au minimum de la plage horaire (20/22 licencié d’où 20 et 22/24 pour le régent d’où 22)
  3. différentes dispositions ont été prises pour décourager les heures supplémentaires

 

Tous ces artifices qui devaient répondre à une situation précise (réduire des effectifs) devraient être revus dans le contexte actuelle de pénurie ou de manque d’effectifs, conclut Marion Lemesre.

Motion déposée par Fabian Maingain au Conseil communal du 11 janvier 2010 relative à l’inspection pédagogique dans les écoles francophones des six communes périphériques dites à facilités

Le Conseil communal de la Vile de Bruxelles

Vu le vote au Parlement flamand du 21 octobre 2009 du décret visant à exercer la tutelle sur l’inspection pédagogique dans les écoles francophones des six communes périphériques dites « à facilités », alors que cette inspection pédagogique relève exclusivement de la compétence de la Communauté française ;

Vu que cette décision constitue une rupture unilatérale grave de l’équilibre institutionnel du pays, dès lors que l’inspection pédagogique sur ces établissements constitue d’une part une garantie au profit des Francophones des communes à facilités au sens des lois spéciales de réformes institutionnelles et d’autre part un régime qui ne peut être modifié que par à une loi à majorité spéciale ;

Vu que cette décision relève d’une atteinte à un enseignement reconnu de qualité, fort de pas moins de 2600 élèves, et qui met en péril la pérennité de cet enseignement, dans le même temps qu’il prend otage des élèves et menace le statut et l’emploi de leurs enseignants qui y travaillent ;

Vu la volonté exprimée constamment par le Gouvernement de la Communauté française de veiller au maintien de cette compétence de l’inspection pédagogique par la Communauté française et d’assurer la protection des élèves et du corps enseignant des écoles francophones des communes à facilités à l’égard desquelles elle exerce depuis plus de trente ans l’inspection pédagogique ;

Vu l’indispensable solidarité qui doit s’exprimer entre les communes bruxelloises et les communes à facilités, qui appartiennent au même espace socio-économique ;

Considérant que la Communauté française se doit dans ce contexte de prendre des mesures structurelles et ne doit pas se contenter d’une mesure conjoncturelle que constitue le recours devant la Cour constitutionnelle à l’encontre de ce décret ;

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles

Demande à la Communauté française, au vu de cette décision de la Communauté flamande, d’organiser matériellement et financièrement l’enseignement francophone existant dans les six communes à facilités, afin qu’il relève exclusivement de sa compétence.

Fabian Maingain

L’avenir de l’Enseignement de la Ville de Bruxelles: TYPE I ou TYPE II MAIS AVEC IMMERSION

Marion LEMESRE, Députée-Chef de Groupe MR au Conseil communal propose au Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles, la mise en place d’une «commission Enseignement» chargée d’analyser la problématique du passage de l’enseignement de la Ville du Type II au Type I ainsi que d’examiner l’opportunité de mettre en place une structure d’enseignement en immersion fondée sur le double réseau francophone et néerlandone de la Ville de Bruxelles.

L’élue libérale veut initier, au sein de cette «commission  spéciale» du Conseil communal, d’une part un véritable échange de vues avec les Préfets, l’Inspection de la Ville et de la Communauté française, des représentants des équipes éducatives et des parents préalablement à toute décision en faveur du TYPE I et d’autre part, avec l’Inspection de la Communauté flamande examiner comment organiser des échanges d’enseignants pour l’enseignement de certains cours dans l’autre langue nationale (histoire, géographie, gymnastique…)

La problématique a été évoquée récemment dans la presse sous l’angle de la suppression éventuelle d’heure de cours de néerlandais dans le secondaire supérieur; suscitant un émoi légitime vu le déficit de bilinguisme des jeunes en regard des chiffres du chômage.

Pour sortir de la polémique autant que des réponses de normands, Marion LEMESRE entend  examiner tous les mécanismes des grilles horaire et tous les enjeux en terme d’apprentissage et des véritables formations à donner aux élèves, qui risqueraient d’être sacrifiés à l’occasion dudit  passage du Type II au Type I.

Optimaliser les grilles horaires pour préserver les véritables formations et l’apprentissage:

Le choix politique de passer du Type II au Type I, s’inscrit dans une volonté d’uniformisation de l’enseignement de la Ville (de type II) sur celui de la Communauté française (de type I).

Le premier degré est déjà  en Type I; la transformation dont on parle  ne concerne donc que le second degré et le troisième degré.

L’enseignement de type II dit classique est structuré en 2X3ans d’étude selon des grilles horaires permettant d’engager une véritable formation poussée dans les options de base choisies en langues anciennes (4h) en sciences (6h) et en mathématiques (7h)  et cela dès la 4ème année.

Passer en Type I oblige, au second degré  à raboter ces spécificités dans les options que sont les Latin/Sciences, Latin/Math et Latin/Grec. En effet le Type I impose dans toutes les options, 5h de Français et 2H d’Histoire qui devraient se prendre au détriment du Latin, des Maths et du Néerlandais ou de  l’anglais.

Rester en TYPE II  bloque certains établissements scolaires de la Ville de Bruxelles dans leur offre  d’options d’enseignement car les structures ont été figées au moment de leur reconnaissance par la Communauté française – Par exemple, l’Athénée Robert Catteau ne disposant pas d’options Sciences Humaines ou Scientifique B, cela force les élèves  qui souhaitent se réorienter à changer d’école.

La question se pose donc de comment compenser ces 2h sans devoir toucher au nombre indispensable  d’heures de cours qui garantissent un  enseignement formateur dans les options Math/Sciences et Langues anciennes.

Ce n’est pas au moment où toutes les enquêtes PISA et autres démontrent que sans les «savoirs» il ne peut y avoir de «compétences» que la Ville devrait abandonner  la spécificité de ses programmes  dans l’apprentissage communiqué à ses élèves (dont, ensuite,  le taux de réussite à l’université démontre la pertinence).

Compromettre l’apprentissage poussé des mathématiques, des sciences et des langues anciennes irait  notamment à contre courant de la nécessité de stimuler l’engagement dans les carrières scientifiques.

On est loin ici de l’idée «des classes d’élites»que vient de créer le Conseil nordique des Ministres (forum de coopération pour les gouvernements et les institutions parlementaires des pays nordiques)- dont les élèves auront à choisir la filière dominante en mathématique, sciences ou lettres avec la possibilité de suivre certains cours à un niveau universitaire!

N’oublions pas que la spécificité du réseau d’enseignement de la Ville de Bruxelles c’est précisément la performance de ses programmes exigents élaborés par les professeurs et les chefs d’établissement  (le dernier a été approuvé par la commission des programmes de la communauté française en 2001). Le fait de passer au type I ne devrait donc  pas signifier une diminution de l’exigence de ceux-ci.

D’autre part force est de constater que les jeunes francophones continuent à sortir du secondaire après 10 ans de cours de néerlandais sans savoir le parler!

A cet égard, la députée libérale Marion Lemesre regrette  à quel point la Ville de Bruxelles a, jusqu’à présent, totalement raté le train de l’immersion.

En effet alors que l’immersion linguistique s’impose de plus en plus en Communauté française avec succès, les responsables de l’enseignement de la Ville, pourtant Pouvoir Organisateur d’un double réseau, Francophone et Néerlandophone, ignorent incroyablement ce mode d’enseignement qui consiste à donner en tout ou partie, le programme des cours dans une autre langue que le français.

 Depuis septembre 99, c’est-à-dire lors de la première rentrée qui a suivi l’adoption du décret autorisant ce type d’apprentissage,  98 écoles fondamentales (77 en NL) et 53 écoles  du secondaire(38 en NL) organisent  aujourd’hui un enseignement immersif  en communauté française. Comment expliquer cette absence d’initiative dans le réseau d’enseignement de la Ville, pourtant privilégié dans sa structure administrative bilingue?

Marion LEMESRE propose de pallier cette carence par l’organisation d’un système d’échange de professeurs d’histoire, de géographie et de gymnastique entre les écoles flamandes et francophones du secondaire du réseau d’enseignement de la Ville de Bruxelles.

Un tel système permettra, tout en passant au type I de ne pas toucher au nombre d’heures de cours indispensables à un enseignement formateur tout en garantissant une formation en langue plus pro-active et performante.

En complément à cet enseignement en immersion, l’ élue libérale propose que se développe dans toutes les écoles la mise en place de «club de langues» fondés sur les échanges entre élèves et professeurs des écoles francophones et néerlandophones de la Ville.

Interpellation de Jacques Oberwoits adressée à l’Echevin de l’Instruction Publique de la Ville de Bruxelles.

Madame l’Echevine HARICHE a manifestement abusé de son pouvoir en laissant volontairement passé le délai du 30 septembre 2008 fixé dans «le décret d’inscription ARENA-DUPONT» pour la demande d’adossement des écoles fondamentales à des établissements du secondaire.

En effet , n’est-ce pas le cabinet HARICHE qui affirmait dans LE SOIR du 2 octobre 2008 : «les demandes devaient effectivement être introduites pour le 30 septembre. Or, nous souhaitons supprimer ce principe. Il n’y a donc pas lieu de respecter ce délai» ?

Ce comportement est indigne d’un Echevin de l’Instruction Publique de la Ville de Bruxelles.

En agissant ainsi d’autorité, avec la complicité passive mais coupable du Collège, principalement de sa composante CDh, Mme l’Echevine a pris la décision de ne pas introduire une demande permettant à la Ville de considérer comme inscriptions prioritaires en secondaires des enfants ayant effectué leur scolarité dans le primaire de l’école adossée.

L’Echevine socialiste impose son point de vue, refuse tout débat touchant cette importante question en prenant sournoisement pour prétexte l’expiration du délai et fait à présent entériner sa volonté personnelle de ne pas retenir le critère prioritaire de l’adossement.

Il est d’ailleurs piquant de constater que dans sa première mouture, le rapport qui nous était soumis proposait au Conseil communal de mettre fin à cette priorité que le Collège avait pourtant lui-même décidé le 8 novembre 2007.

Il faut souligner le jésuitisme de CDh qui a obtenu que cette première proposition de décision soit gommée dans un second rapport puisque devenue inutile vu l’expiration du délai. Quel courage politique, Messieurs les Echevins CDh !

Par la volonté de la majorité PS/CDh, un nouveau coup dur est porté à l’enseignement de la Ville de Bruxelles.

Parents, enfants, enseignants, directions d’écoles ont été logés à la même enseigne que le Conseil communal, à savoir être mis devant le fait accompli !

Quel déni de démocratie !

En supprimant toute demande d’adossement, Les Pagodes, Jacquemain, Catteau, Bockstael, Dashbeek, Max, Lepage sont directement touchés ! Les parents et associations de parents se mobilisent pour exprimer leur colère et leurs inquiétudes légitimes.

S’il est vrai que la Ville de Bruxelles compte plus d’écoles fondamentales que d’établissements d’enseignement secondaire, il est vrai aussi que les parents qui inscrivent leurs enfants dans les écoles de la Ville choisissent un réseau d’enseignement et une école par choix pédagogique à long terme.

Chaque établissement essaye d’ailleurs de conserver sa spécificité pédagogique, ce qui fait encore précisément la richesse de l’offre scolaire de la Ville de Bruxelles. Mais, force est de constater que depuis 10 ans, ces principes ont été systématiquement mis à mal par le Collège et l’Echevine socialiste en particulier.

Les effets pervers du néfaste «décret inscription Arena-Dupont» conjugués à la volonté affirmée par l’échevine socialiste de casser cette dynamique de l’excellence qui avait fait la réputation du réseau d’enseignement de la Ville culminent aujourd’hui dans cette dernière décision imposée aux parents et aux responsables éducatifs.

Concrètement, cela signifie que les parents des enfants inscrits dans ces écoles primaires adossées devront aller les inscrire dans 4 ou 5 écoles différentes – contrairement au projet éducatif qu’ils avaient construit pour leurs enfants – afin d’avoir une chance d’être tiré au sort à la rentrée et encore, sans certitude ! Ces autres établissements scolaires n’étant pas forcément à proximité de leur domicile ni même dans le même réseau d’enseignement.

– Cela signifie pour les enfants, un poids d’inquiétudes et d’incertitudes en regard de l’univers scolaire et affectif construit au sein de leur école mais aussi un handicap à l’apprentissage coupé dans son suivi pédagogique.

– Cela signifie pour les directions d’écoles la gestion du triple ou du quadruple volume d’inscriptions et le recours forcé au tirage au sort en regard des places disponibles rendues insuffisantes vu le gonflement artificiel des demandes.

– Cela signifie pour les familles, un problème organisationnel énorme en regard des trajets et de la prise en charge des enfants après l’école lorsque celle-ci ne sera plus située dans leur quartier.

– Cela signifie que trois enfants de la même école primaire ont peu de chance de se retrouver dans le même école secondaire pour poursuivre leur parcours.

– Cela signifie que le cabinet Dupont fait plus confiance au tirage au sort qu’au travail des équipes pédagogiques en place : une véritable gifle pour les directions.

– Cela signifie que le nombre d’échecs risque d’augmenter, les enfants s’inscrivant automatiquement et au hasard.

– Cela signifie qu’on ne saura pas s’inscrire dans un établissement très proche de son domicile, mais peut-être à l’autre bout de la Ville.

– Cela signifie que les professions internationales et extra-belges sont priées d’être présente sur le territoire au bon moment pour inscrire leurs enfants

– Cela signifie une surcharge de travail inutile sans une seule augmentation de l’encadrement.

– Cela signifie qu’on change les règles du jeu en cours de route.

– Cela achève de démoraliser la fonction enseignante…

Nous entendons la colère des parents et des grands-parents confrontés à cette nouvelle ineptie.

Nous entendons le découragement de nos Préfets des Etudes et de nos enseignants qui ne savent plus en quelle langue expliquer à certains responsables politiques que la volonté d’excellence dans l’enseignement cela ne signifie pas l’élitisme mais la motivation au travail, l’effort, la discipline et la réussite du plus grand nombre.

Plus que jamais, le MR plaide pour une plus grande autonomie des Chefs d’Etablissement notamment dans le recrutement de leurs équipes éducatives et la composition harmonieuse de leur population scolaire.

Pour le groupe MR, le décret ARENA-DUPONT doit être abrogé et, dès lors, il vote contre la proposition du Collège.

 

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