Pierre VAN HALTEREN, ancien Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, nous a quitté

 

 

Hommage à Pierre VAN HALTEREN, ancien Bourgmestre de la Ville de Bruxelles

par Marion LEMESRE, en séance publique du Conseil communal du lundi 5 octobre 2009

Les plus anciens nous quittent et c’est dans l’ordre des choses mais cela n’enlève en rien ni de l’émotion, ni de la tristesse surtout lorsqu’il s’agit de se remémorer à la fois les souvenirs heureux et les traits d’une personnalité hors du commun comme celle de notre ancien Bourgmestre Pierre VAN HALTEREN.

Pierre VAN HALTEREN siégea sur nos bancs de juin 1963 à octobre 2000  et on peut dire que ces 37 années d’engagement politique furent mises totalement au service de sa Ville et de ses concitoyens bruxellois.

En effet, en municipaliste convaincu, il n’avait jamais souhaité devenir parlementaire estimant être plus utile à « La  Chose Publique » et à sa Ville en particulier, par ses qualités de gestionnaire, confiait-il encore récemment à un journaliste.

Une appréciation fort modeste de lui-même car ce qui, à mon sens,  peut qualifier  le mieux ce grand Echevin  et  ce Bourgmestre respecté est sa force de visionnaire.

Par exemple, très jeune, il comprit toute l’importance des mouvements de jeunesse et la nécessité de porter l’idéal que le scoutisme apportait à cette époque.

Fondateur du Groupement scout Honneur mais aussi de l’école de voile des Glénans … Pierre Van Halteren aimait construire et réunir pour porter ensemble la réalisation de nobles causes  telles l’aide à l’enfance déshéritée ou encore la défense des radios libres avec  la fondation en 1980  de Radio Contact, qui mettait ainsi un terme à la situation de monopole des radios de la RTBF.

Comme Echevin des Beaux Arts et de l’Instruction publique, il avait bien compris toute l’importance de permettre  l’accès à la culture à  tous les enfants avec la création du Théâtre des Jeunes de la rue du Marais (notre actuelle « Montagne Magique ») ou encore le soutien aux jeunes théâtres comme l’expérience du « Saint Anne » avec l’équipe de Van Kessel à la rue des Tanneurs.

Pierre Van Halteren fut le 13ème Bourgmestre de Bruxelles, jusqu’en mars 1983 – date à laquelle un retournement d’alliance lui fit perdre le mayorat auquel un très grand nombre d’électeurs l’avait pourtant plébiscité.

S’il fut terriblement blessé par ce qu’il vécut comme une véritable trahison personnelle, avec courage et en vrai démocrate, Pierre Van Halteren assuma néanmoins encore le travail d’opposition parmi nous, pendant deux législatures, et fut pour les jeunes élus libéraux, comme moi-même, un modèle de sagesse et de générosité.

Attaché au libéralisme progressiste, conscient de l’absolue nécessité de la mémoire comme passionné de progrès et de modernité, puissions-nous faire que l’exemple donné par Pierre Van Halteren reste vivace pour nos jeunes mandataires et que son engagement humaniste continue à inspirer  à la fois notre Mouvement réformateur libéral mais aussi le milieu politique tout entier.

Nos  plus sincères condoléances vont à ses trois enfants, ses six petits-enfants et ses onze arrière-petits-enfants ainsi qu’à tous ses proches.

Yvonne SERVAES, Conseiller communal à Bruxelles de 1965 à 1994, nous a quittés en septembre

 

Hommage à Madame Yvonne SERVAES,

Conseiller communal de la Ville de Bruxelles de 1965 à 1994

Décédée le dimanche 6 septembre 2009

par Marion LEMESRE, le vendredi 11 septembre au cimetière de Laeken

 

Nous voilà réuni ici aujourd’hui pour dire adieu à Yvonne Servaes :

adieu chère maman, adieu chère grand-maman, adieu chère amie, adieu chère collègue.

C’est, en effet, en votre nom à chacun d’entre vous ici présent que je veux rendre un hommage à la fois solennel et emprunt d’émotion à celle qui, d’une façon ou d’une autre et parfois  à plus d’un titre, fit partie de notre vie. 

Car la maman, la grand-maman ou la belle-maman attentionnée  fut aussi une personnalité, j’ose dire un personnage extraordinaire de la vie bruxelloise. 

Madame Yvonne SERVAES fut Conseiller communal de la Ville de Bruxelles de 1965 à 1994 – elle y siégea près de 30 ans.

Ainsi, souvenons-nous de son sourire amical et de ses yeux pétillants de malice lorsque, attentive aux moindres événements se passant dans sa ville, Yvonne SERVAES y assurait une présence fidèle et efficace de tout le groupe libéral, voire du Conseil communal tout entier.

Car Madame SERVAES représente en quelque sorte une certaine façon de faire de la politique au niveau communal, faite de fidélité, de loyauté et de respect, se situant au-dessus des réflexes d’appartenance à un parti politique mais emprunte d’une conscience élevée de servir au bien public. 

C’est aussi ce même sens du devoir qui la poussait à participer à toutes les manifestations patriotiques.  Aux côtés des associations d’anciens combattants, elle avait à cœur de perpétuer la mémoire de ceux qui avaient donné leur vie pour nous assurer La Liberté.

Attachée à son pays et à la Royauté, Yvonne Servaes n’aurait manqué pour rien au monde la cérémonie d’hommage aux combattants de 1830, le 27 septembre, à la place des Martyrs.

Son extraordinaire force de caractère lui permit longtemps de faire reculer les handicaps du grand âge pour encore et toujours assurer sa présence, assurer sa fonction au service des Bruxellois et de sa Ville de Bruxelles.

Une Ville de Bruxelles dont elle connaissait tous les quartiers, dont elle ne manquait aucune festivité organisée par les commerçants ou les associations folkloriques.

En effet, titulaire de nombreuses distinctions honorifiques, Yvonne SERVAES était peut-être encore plus attachée à ses rubans et médailles d’intronisation parmi, entre autres, la Confrérie de Saint-Michel, les Amis de Mannekenpis, les Neufs Nations, le Meiboom dont elle ne manquait jamais la plantation quelques semaines après l’inauguration de la Foire du Midi …  Ainsi était jalonnée sa vie au cœur de sa ville.  Une Ville de Bruxelles qui a été, durant toutes ces années, le cadre de ses engagements sociaux et politiques, de ses joies et de ses peines.

Yvonne nous  a quittés sereine, à presque 98 ans, grâce à l’amour de sa famille et à la présence affectueuse d’amies fidèles ainsi qu’à la qualité des soins et de l’accueil qu’elle reçut durant les 3 dernières années de sa vie au Home des Eglantines à Neder-Over-Heembeek .

Ici, à Laeken, dans ce cimetière où repose déjà sa maman et aux côtés de Philippe, son époux, Yvonne peut reposer en paix, satisfaite du travail accompli.

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