La fermeture du Bois de la Cambre: l’asphyxie du sud de Bruxelles s’intensifie !

La Ville de Bruxelles a-t-elle décidé de définitivement entraver toute activité économique sur son territoire ? C’est ce que l’on est en droit de se demander à la lecture du nouveau Plan Communal de Mobilité, concocté par la majorité PS-cdH, qui prévoit ni plus ni moins que la fermeture des 2/3 des artères du bois de la Cambre !

Avec un égoïsme effarant et une absence totale de concertation avec les communes voisines d’Uccle et d’Ixelles, le Collège de la Ville de Bruxelles continue de plomber la mobilité tant pour ses propres habitants que ceux des communes avoisinantes !

Depuis 2005, la circulation à double sens de l’avenue de Diane dans le bois se limitait aux vacances, créant déjà de lourds désagréments pour les quartiers limitrophes. Mais en généralisant la mesure toute l’année, la situation deviendra nocive et dramatique, renvoyant ainsi le flot de véhicules vers des axes déjà amplement saturés matin et soir.

Connaissant la situation fort peu enviable en matière de transports en commun dans le sud de la Région, et notamment l’absence de métro, cette nouvelle mesure s’apparente à une forme de double peine, isolant toujours plus certains quartiers de leur accès au centre-ville, et inversement.

Or, en matière de mobilité, chacun sait qu’il est pour le moins imprudent d’agir par à-coups, et que tel “l’effet papillon”, un petit changement peut avoir de lourdes conséquences, parfois inattendues. La Ville ne peut dès lors agir décemment sans concertation ni prise en compte sérieuse de l’avis de ses voisins directs, et en particulier Ixelles et Uccle, qui auront à supporter les incidences néfastes sur les voiries latérales.

Par ailleurs, la sur-densification du trafic sur l’avenue de Diane découlant de cette décision représentera un risque supplémentaire pour la sécurité, tant des piétons que des automobilistes eux-mêmes. Bien qu’une réduction de la vitesse soit nécessaire au cœur du bois, cela ne signifie en rien qu’il faille éradiquer toute circulation !

« Plutôt que d’agir de façon dogmatique tel un enfant capricieux, il est temps que la Ville de Bruxelles agisse en acteur responsable et fasse enfin preuve d’ouverture ! Faute de quoi, tant la Région que les communes limitrophes exigeront que le bois de la Cambre, propriété de l’Etat Fédéral, ne revienne dans les mains de gestionnaire plus respectueux » indiquent en choeur Geoffroy Coomans et Gautier Calomne, Conseillers communaux à Bruxelles et Ixelles.

Les deux mandataires libéraux interpelleront en ce sens lors de leur prochains conseils communaux respectifs : le lundi 16 avril à Bruxelles et le jeudi 26 avril à Ixelles. Et d’ajouter que le débat sera également porté au prochain Conseil communal d’Uccle par les Conseillers De Bock et Delwart.

Geoffroy Coomans de Brachène Conseiller communal à la Ville de Bruxelles  +32 495 45 44 95

Gautier Calomne Conseiller communal  d’Ixelles   +32 498 54 03 32

“La Ville de Bruxelles ou la logique d’organisation des bouchons”

A peine présenté, à peine critiqué. Il y a moins de dix jours, la Ville de Bruxelles livrait au public le contenu de son plan communal de mobilité (PCM). L’objectif de cette étude: optimiser les différents modes de transport pour faire évoluer la mobilité vers un système plus performant, plus durable et plus équitable.

En accord avec leur slogan électoral “On va vous changer la ville”, le MR a montré hier qu’il voulait aussi “changer le plan communal de mobilité”.

“Qu’on ne s’y méprenne pas, il y a de bonnes idées mais globalement, ce projet est irréaliste… voire surréaliste”, surenchérit Alain Courtois, tête de liste libérale aux élections d’octobre 2012. Et de dénoncer les 200000€ qui ont été dépensés par la commune pour élaborer ces pistes d’avenir.

“Ce projet fait littéralement mourir le centre de la capitale”, crient à l’unisson les libéraux Alain Courtois, Marion Lemesre, conseillère communale et Céline Vivier, conseillère parlementaire.

Leurs critiques passent notamment en revue le manque d’investissement quant à la qualité ou la sécurité des transports en commun, et elles soulignent aussi la diabolisation des voitures.

“Tout au vélo n’est pas une solution absolue. Cette option n’est pas accessible à tous les usagers. De plus, la voiture est essentielle pour maintenir une activité économique au sein de Bruxelles. En contrepartie, certains pans du projet encouragent encore davantage les embouteillages. Comme la proposition du trafic en boucles dans le Pentagone qui risque d’engorger un peu plus la petite ceinture”, font-ils remarquer.

Et Alain Courtois de s’exclamer: “Actuellement, la Ville de Bruxelles applique la logique d’organisation des bouchons.” Bien sûr, les critiques s’assortissent de propositions personnelles, des plus globales au plus précises. “Nous sommes, par exemple, pour la vignette unique destinée à tous les Bruxellois afin qu’ils ne paient plus les horodateurs sur le territoire de la ville. Nous envisageons aussi l’instauration d’un vaporetto pour ne pas délaisser le transport fluvial”, énumèrent-ils notamment.

Avant de conclure: “Il convient de rééquilibrer les fonctions de la ville afin de maintenir en vie les autres versants de la commune comme le commerce, l’habitat ou la culture.”

F. L. La Libre Belgique, 21/03/2012

Marion Lemesre dénonce l’absence de concertation pour l’organisation de la circulation et du stationnement à la Chaussée romaine et exige l’arrêt immédiat du marquage au sol

«Pathétique ! Alors que l’échevin des travaux publics s’enorgueillit de la concertation menée avec Wemmel pour aboutir à l’asphaltage de la Chaussée romaine, il oublie avec son collègue de l’urbanisme de tout simplement organiser la concertation publique des habitants concernés ! En tout et pour tout, les riverains de la Chaussée romaine auront reçu un toutes-boîtes le 12 octobre annonçant le marquage de la chaussée le lendemain, avec l’obligation de bouger leur véhicule dès 8h00 ! » dénonce la Députée-Chef de groupe MR au Conseil communal de la Ville de Bruxelles.

Le marquage effectué sans aucune concertation avec les riverains et usagers, défie les lois élémentaires de la logique puisqu’il ne prévoit plus qu’une seule bande de circulation dans chaque sens, ce qui ne manquera pas de provoquer des bouchons kilométriques lors du moindre événement organisé au Heysel, mais fera aussi courir de grands risques d’accident lors des manœuvres de stationnement ou d’accès dans les garages des maisons riveraines.

Danger aussi pour les cyclistes qui emprunteront les deux pistes cyclables tracées, côté circulation, le long des emplacements de stationnement, lesquels ont été réduits de plus de 70 places déplore Marion Lemesre.

Le fait d’avoir réservé une bande de circulation exclusivement à l’usage des bus (les lignes 84 et 820) sur une distance de 400 mètres entre les Avenues de l’Exposition Universelle et Reine Astrid côté Wemmel (qui plus est, face à de nombreux sites commerciaux) va, bien entendu, provoquer le report de tout le stationnement côté Bruxelles,  où se trouvent outre les habitants, de nombreux cabinets de professions libérales dont un kiné spécialisé en rééducation.

« Le site propre ne se justifie absolument pas à cet endroit. D’autre part, pourquoi ne pas avoir installé ces pistes cyclables sur le trottoir, à l’instar de ce qui est fait rue Belliard, en profitant aussi de l’occasion pour rehausser les passages pour piétons et instaurer une surveillance accrue de la vitesse sur cette véritable autoroute urbaine ? » regrette Marion Lemesre qui doit aussi constater que ce nouvel aménagement n’a même pas eu d’effet sur le stationnement permanent de poids lourds.

Les riverains, bien décidés à ne pas se laisser faire, adressent ce jour-même une demande d’interpellation publique au Conseil communal tandis que la liste des pétitionnaires s’allonge. Aussi, avec les habitants et usagers, et en raison de cette absence de concertation, Marion Lemesre demande l’arrêt immédiat des marquages et des aménagements de la Chaussée Romaine ainsi que l’organisation de la concertation publique afin d’appréhender la problématique de façon plus  globale, plus judicieuse et plus respectueuse des attentes des habitants.

 

Implantation du terminus de la ligne 7 sur l’avenue Churchill

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, tout en rendant le quotidien des usagers de la STIB plus pénible, voire carrément dangereux ? C’est en substance ce que la députée libérale Marion LEMESRE a demandé ce jour à la Ministre bruxelloise des travaux publics et des transports, Brigitte GROUWELS.

Après le dossier de l’avenue du Port, on assiste en effet à une nouvelle absurdité, défendue bec et ongles par la Ministre. En effet, l’aménagement du terminus de la ligne 7 sur l’avenue Churchill représente pour les usagers de la STIB un agacement perpétuel. Ceux-ci sont plus que lassés de devoir subir une rupture de charge peu pratique, inconfortable et dangereuse, sur un axe qui pourrait pourtant voir sa performance accrue. Comment ?

Tout simplement en supprimant cette rupture de charge parasite et en fusionnant les lignes 3 et 7. Des échos annonçant que la STIB reconsidérait la situation, en ce sens, sont
parvenus jusqu’aux oreilles de la députée Marion LEMESRE : « Il s’agissait là, enfin, d’une mesure intelligente, empreinte de grande sagesse et de bon sens et qui avait pour avantage de diminuer le temps de parcours en évitant les temps d’attente aux usagers et surtout en leur évitant l’obligation de devoir courir au milieu du rond point pour attraper le tram suivant. » Une décision que venait d’ailleurs corroborer l’étude publiée par Articulo et son Journal of Urban Research, reprise par Le Soir du 7 octobre, et qui met notamment en évidence le fait « qu’un usager préfèrerait un trajet direct de 40 minutes qu’un trajet de 30 minutes avec correspondances. »

Marion LEMESRE a mis en évidence à quel point cette étude révèle que de très nombreux quartiers et près d’un quart de la population ont perdu l’accès à
l’hyper-centre du fait de la récente réforme du réseau. « Le cas de la rupture de charge à l’avenue Churchill et Vanderkindere, qui instaure un changement de véhicule non pour se rendre dans une autre direction, mais pour poursuivre son parcours, est une aberration sans précédent que la STIB refuse de reconsidérer. De surcroît, ni la ligne 3, ni la ligne 7 ne parviennent à atteindre une régularité, qui était pourtant l’argument choc de la STIB pour justifier la mise en tronçons de la ligne qui était auparavant directe ! » a encore souligné Marion LEMESRE.

Mais la simple prolongation de la ligne 7 était trop belle pour être vraie ! En effet, il semble que l’idée ô combien loufoque et coûteuse de la troisième voie, transformant du même coup une partie de l’avenue Churchill en un garage pour trams, refasse surface, et que les services techniques de la STIB procèdent à des relevés et mesures sur place. Des marquages enfoncés dans le sol entre le carrefour Vanderkindere et le n° 39, de même que du côté pair, sont bel et bien visibles. De plus, les techniciens de la STIB, interrogés sur place par les habitants, ont bien confirmé, à leur stupéfaction, la réalisation prochaine de cette troisième voie!

Une fois de plus, riverains et usagers sont les dindons de la farce, obligés d’endurer toutes les décisions de la STIB et de sa Ministre de tutelle, qui persistent dans la voie d’une obstination stérile, alors qu’un simple prolongement de la ligne 7 serait de nature à rencontrer les attentes de nombre d’usagers, tout en évitant un nouveau chantier coûteux ainsi qu’une réalisation destructrice de l’environnement et du cadre de vie des habitants.

Réponse de la Ministre :

La Ministre s’est engagé à abandonner le projet d’implantation d’une troisième voie avenue Churchill et reconnaît que la gestion des lignes 3 et 7 doit rester un point d’attention
ainsi que le fait de prolonger la ligne 7 au delà du Rond-Point Churchill reste à envisager dans le cadre de travaux complémentaires et de permis à obtenir notamment la mise en site propre de la ligne de tram à la Chaussée de Waterloo.

La Ministre a voulu rassurer quant aux relevés topographiques faits près de la Place Vanderkindere qui seraient le fait de Bruxelles-Mobilité dans le cadre d’une étude de sécurité et non de la Stib. Dans sa réplique, la députée Marion Lemesre a dit comprendre l’inquiétude des riverains lorsqu’ils voient des agents de la stib faire des marquages au sol car ils ne savent  jamais à quel méchant projet, ils vont être mangés!

En insistant sur la solution simple que représente le prolongement de la ligne 7, Marion Lemesre a réaffirmé les conclusions de l’étude quant aux attentes des usagers  » préférant un trajet direct de 40 minutes à un trajet de 30 minutes avec correspondances  » ; la STIB devant abandonner ce fantasme de la vitesse à tout prix quand on sait que la vitesse commerciale à Strasbourg est de 22km/h alors que la Ministre a avoué le gain dérisoire en terme de vitesse commerciale de la ligne 7, passant de 15,8km/h en 2008 à 16,3 km en 2011. Ce qui est un progrès aussi insignifiant qu’inutile car si la fluidité de la circulation des transports en commun est à rechercher, la trop grande vitesse représente un stress tant  pour les chauffeurs que pour les passagers et surtout tous les autres usagers de la voie publique- bref Marion Lemesre plaide pour une Stib plus cool et plus à l’écoute !

Groupe de réflexion: Mobilité

Dans le cadre de sa réflexion sur la mobilité, le MR de la Ville de Bruxelles
a le plaisir de vous inviter à une rencontre / débat sur ce thème
aussi complexe que crucial pour notre commune
ce vendredi 8 juillet 2011 de 12h30 à 14h, Rue de Paris 1.

Vous aurez la chance d’y entendre l’expertise dans ce domaine et de poser vos questions à :

Danielle Mallinus
Vice-présidente de Touring

Amélie Cardyn

Branch Manager Brussels chez Traject – Mobility Management

Benoît Minet

Project manager chez Taxistop

Miguel Gerez

Association Accès et Mobilité pour Tous, Directeur du Projet Bruxelles pour Tous

Venez nombreux, c’est avec l’avis des citoyens que nous voulons améliorer notre Ville !

Confirmation obligatoire auprès de Céline Vivier celinevivier@yahoo.com
(n’hésitez pas à déjà mentionner les thèmes que vous souhaitez voir abordés)

Présentation du projet NEO sur le Plateau du Heysel: Pour le MR de la Ville de Bruxelles beaucoup reste à surveiller, négocier et… aboutir !

Pour le MR de la Ville de Bruxelles, le Projet NEO :

–  offre un schéma ambitieux de réurbanisation et de requalification d’unezone de développement essentielle pour l’avenir économique de la Capitale

– répond aussi à la nécessité de compléter l’offre de Bruxelles en terme de structure d’accueil de congrès et d’une grande salle polyvalente de spectacle de 12.000 places

– a besoin de souffle et de créativité, c’est pourquoi le MR de la Ville de
Bruxelles a approuvé la désignation du Bureau KPAC comme Maître-Architecte. Le MR se réjouit que l’approche créative de celui-ci, qui a consisté, entre autre à « compacter » l’implantation des fonctions de congrès, salle de
spectacle, logements et à « enterrer » un nombre important de places de parking,  permet de sauver les zones d’espaces verts et d’attractions touristiques (Océade et Mini-Europe)

–  devra être une réelle  opportunité d’améliorer la qualité de vie
des riverains
 du Plateau du Heysel en particulier en termes de gestion de la mobilité et du stationnement. A cet égard, l’implantation en sous-sol d’un parking de dissuasion sous le dépôt de la STIB, le stationnement en sous-sol du centre commercial et la garantie du vaste parking C en Flandre sont des éléments indispensables à la viabilité du projet que le Collège de la Ville de Bruxelles devra confirmer dans des accords fermes

– devra faire l’objet d’une gestion coordonnée de toutes les
fonctions
pour qu’un même jour ne se retrouve pas ensemble sur le Plateau
(et dans les parkings !)  le salon de l’auto, un grand congrès médical dans la salle de spectacle et un match de foot… en plus du flot quotidien de visiteurs au centre commercial

– devra faire l’objet d’un plan financier sérieux public/privé
impliquant l’ensemble des fonctions, en particulier les équipements collectifs
pour la pratique du sport et les espaces verts

– devra encore faire l’objet de négociations sérieuses avec certains
occupants actuels du site pour leur maintien et dans quelles conditions (Mini
Europe, Océade) ou leur déménagement (Comité olympique, Fédération Belge de Football)

–  devra  s’inscrire dans un axe de développement commercial
complémentaire reliant le Plateau du Heysel au Centre-Ville en passant par la zone du canal
; il doit donc obligatoirement et concomitamment se construire avec un investissement important des pouvoirs publics dans la  rénovation des  grands boulevards du centre afin que le développement commercial du nord de Bruxelles ne sonne pas le glas de son centre historique.

Dans cette perspective, le MR de la Ville de Bruxelles n’estime pas une bonne option d’y prévoir l’implantation d’un espace muséal

– les vocations congrès-foires et salons-commerce-tourisme familial, sports et détente, logements de qualité, étant déjà largement suffisantes tandis que le centre historique a, lui, besoin de l’ouverture en son sein d’un vaste projet culturel contemporain. Le projet NEO,

– devra donc aussi renforcer, par ses 750 logements annoncés, l’offre de logements privés moyens et supérieurs afin de ramener des habitants à capacité contributive dans la capital

–  devra offrir une qualité architecturale de tout premier plan,

–  implique la sortie du Gouvernement régional de son immobilisme
patent
 afin de démarrer le projet de réurbanisation du site de Schaerbeek
Formation avec la réalisation d’un grand stade national
multi-disciplinaires.

Outre le respect de ces conditions, le MR de la Ville de Bruxelles restera vigilant au respect des procédures d’enquêtes publiques, d’information des habitants et des attributions des marchés projet par projet.

C’est dire aussi que l’ébauche présentée aujourd’hui par la majorité – si elle peut être approuvée dans ses grandes options principales – devra encore faire l’objet d’un long travail de précision, de négociation et d’information.

Alain COURTOIS
sénateur et Tête de liste MR aux
élections communales de 2012

Marion LEMESRE

Députée  et Chef de groupe MR au Conseil communal
de la Ville de Bruxelles

Marion Lemesre : 0475 77 01 33

Alain Courtois : 0479 94 01 96

Les Plots de Vilvorde ou la partie visible d’un iceberg ?

Le MR de la Ville de
Bruxelles veut voir dans cette épopée à la Clochemerle la sonnette d’alarme
d’incidents de frontière qui ne manqueront pas de se multiplier entre les
villes de Vilvorde et de Bruxelles liés au programme d’implantation massive de
logements décidé par le Collège de la Ville de Bruxelles à Neder-Over-Heembeek

Rappel des faits:

Depuis près de deux semaines, entre les Villes de Vilvorde et de Bruxelles (Rue Ardbrg/rue Craetveld) 4 plots verts ont été installés sur ordre du bourgmestre CdnV de Vilvorde Marc Van Asch.

Selon le Bourgmestre de Vilvorde, cette décision a dû être prise du fait que ce tronçon, large de 3.8 mètre était devenu l’axe principal de circulation entre Bruxelles et le ring.

Les riverains, excédés par le nombre de voitures, de bus et surtout de camions (ils déclarent avoir compté jusqu’à 50 passages par minutes), ont adressé une pétition à leurs autorités communales.

Ce document couplé à un accident d’ un enfant renversé par une voiture, a poussé le bourgmestre de Vilvorde à fermer ladite rue.

Ce coup de force a été ressenti du côté bruxellois -et relayé , en ce sens, de façon importante par la presse- comme un acte politique unilatéral de fermeture d’accès à la Capitale.  C’est en ce sens aussi que Marion LEMESRE en sa qualité de Députée régionale a interpellé le Ministre-Président en séance du vendredi 10 juin 2011 : « Vous me direz
peut-être que saisir le Comité de Concertation pourrait s’assimiler à vouloir « tuer une mouche avec un canon » mais je vous invite, Monsieur le Ministre-Président, à bien peser la portée symbolique de cet acte politique qui ressemble, ni plus, ni moins à un coup de force d’enfermement de Bruxelles et qui pourrait en présager d’autres ».

Toutefois, force est de constater  que  c’est la gestion calamiteuse de la Ville de Bruxelles, qui est en grande partie responsable de cette situation à la Clochemerle.

En effet, ladite route a été utilisée comme itinéraire « bis » du fait que la rue Bruyn est actuellement bloquée à cause du chantier de construction des logements du CPAS.

La Ville aurait du anticiper et gérer les désagréments que cette fermeture à sens unique allait causer, et a fortiori vers la Rue de Craetveld, qui devenait de facto l’itinéraire le plus rapide pour se rendre sur le ring.

D’autre part, la Ville est également fautive quand à la signalisation défaillante, notamment en ce qui concerne l’interdiction de circulation des camions de plus de 3.5 tonnes.

Alors que les Villes de Bruxelles et Vilvorde se rejette la responsabilité : l’un a-t-il prévenu l’autre ? Le Bourgmestre Van Asch dit avoir préalablement pris contact
avec la zone de police de Bruxelles, l’Echevin de l’Urbanisme de la Ville de Bruxelles, dit n’en n’avoir jamais rien su et le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles est curieusement aphone depuis quelques jours …

le MR de la Ville de Bruxelles demande:

-au Collège de la Ville de Bruxelles de prendre contact avec les autorités communales de  Vilvorde permettant la réouverture de cette voie d’accès de manière locale et sécurisée.Afin de mettre un terme à une situation ubuesque qui a vu des habitants de part et d’autres d’une barrière gênés dans leurs déplacements pour rejoindre leur domicile, leur travail, aller faire  leurs course ou aller conduire leurs enfants à l’école-

-au CPAS de veiller à la bonne tenue de son chantier sur la rue Bruyn. En effet, les nuisances subies par les riverains sont très importantes tandis que la  réduction à une bande en sens unique vers NOH, régulièrement encombrée par des engins et matériaux de chantiers  forçant  les automobilistes à rouler sur le trottoirs est d’une grave irresponsabilité

-au Gouvernement bruxellois de formuler au Gouvernement flamand une procédure de concertation pour toute décision prise par celui-ci ou les entités locales qui entraveraient
l’accès à la Capitale.

Afin de prévenir tout nouvel acte unilatéral de la Ville de Vilvorde ou d’une autre entité locale riveraine, portant atteinte à l’accès de la Capitale-

-vu le programme de la majorité communale PS/CDH/SPa/Cdnv/Groen de construction, dans un bref délais, de quelques 800 logements rien que sur le
territoire de Neder-Over-Heembeek.

 Le MR de la Ville de Bruxelles demande au Gouvernement bruxellois d’établir un audit de la situation à Neder-Over-Heembeek résultante de ce programme d’implantation massive de logement  en terme de gestion de la circulation pendant les chantiers et sur le long terme, d’évaluation des impacts sur la vie sociale du quartier en matière d’accès et mobilité, de transports en commun,d’équipements collectifs et  de sécurité.

En effet, depuis le début de l’annonce par la majorité communale de son «programme1000 logements», aux côtés des habitants et des association, le MR de
la Ville de Bruxelles attire l’attention sur les problèmes que cette densification du bâti et de la population va générer dans un quartier déjà en voie de gethoïsation ; sachant que quantité plus vitesse d’implantation sont les deux éléments générateurs d’exclusion et de création de ghettos.

Cet audit devra établir d’urgence une cartographie précise en terme d’accès et de mobilité pour tous ces quartiers où des habitations nouvelles vont être implantées et qui vont  provoquer  bien d’autres  «conflits de frontière» entre les Villes de Vilvorde et de Bruxelles, que la Région bruxelloise se devra  d’arbitrer.

Enfin, le MR de la Ville de Bruxelles demande au Collège de s’engager à  dédommager le manque à gagner important que connaît actuellement «la Ferme Nos Pilifs» dont la pépinière et l’épicerie voient leur clientèle diminuer en raison des difficultés d’accès générés par ces chantiers. En plus de 25 ans, la Ferme a pris racine dans ce quartier, contribuant à lui donner sa convivialité , avec ses 110 travailleurs handicapés, il est tout à fait regrettable que le programme de construction massive du Collège provoque la destruction d’un tissus social si patiemment tissé.

Nicole Malengreau  –  Francis Herbaut  – Alain Nimegeers – Marion Lemesre – Alain Courtois

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