« La menace sur le patrimoine arboré remarquable existera tant que l’Ordonnance-Nature qui devrait en organiser la protection ne sera pas adoptée »

Marion Lemesre pointe, dans la saga des platanes de l’avenue du Port, l’incohérence de l’équipe gouvernementale et la couardise d’Ecolo

L’apposition, ce lundi 5 septembre, de scellés empêchant l’abattage des platanes de l’avenue du Port, ouvre un nouveau chapitre à ce triste dossier illustrant – si besoin
en était encore – l’incohérence de l’équipe gouvernementale bruxelloise au sein de laquelle le membre Ecolo atteint des sommets d’incompétence, d’irresponsabilité et de déloyauté.

La Députée MR Marion Lemesre dénonce « l’attitude pitoyable du Gouvernement bruxellois » et pointe tout particulièrement « la couardise de la Ministre Ecolo et sa lenteur coupable dans l’adoption de l’Ordonnance-Cadre Nature ».

Marion Lemesre rappelle qu’en mai 2010, la Commission Environnement a examiné la proposition de résolution relative  « à la protection et l’entretien du patrimoine arboré de la Région de Bruxelles-Capitale », déposée au mois de septembre 2009 et cosignée par la Députée Jacqueline Rousseaux.

Marion Lemesre et Jacqueline Rousseaux demandent au Gouvernement bruxellois :

–  de reconnaître le caractère exceptionnel des marronniers et autres espèces d’arbres de prestige sur l’ensemble des grands axes de la Région et des communes;

– d’établir une plate-forme de concertation et des codes de bonne conduite afin d’harmoniser les interventions ;

– de renforcer les prescrits et exigences des cahiers des charges dans l’attribution des marchés publics en matière de travaux publics se déroulant à proximité des arbres;

– d’augmenter le nombre de contrôleurs de chantiers tant à I’AED qu’à l’IBGE;

– de soutenir la recherche fondamentale dans le domaine de l’arboriculture urbaine ;

– dans les zones critiques, de faire procéder par un organisme indépendant de toute pression à l’analyse phytosanitaire des arbres selon une méthodologie rigoureuse intégrant un diagnostic visuel, de stabilité et de vitalité ;

– de ne délivrer les permis d’urbanisme ou visant l’abattage des arbres dans la Région de Bruxelles qu’après concertation avec les communes ;

– de concilier développement des transports et rénovation des voiries en imposant, notamment, à des organismes tels que la STIB d’intégrer leurs projets dans le plan de gestion global;

– d’imposer le respect des règles de l’art ;

– de procéder à une réflexion tenant compte de l’ensemble des objectifs ci-dessus sur la base du plan de gestion global basé sur l’état sanitaire des arbres au sein d’une commission regroupant les diverses tendances représentées au Parlement régional, les représentants des communes et des instances ou associations concernées, en vue de fixer les lignes de force déontologiques.

La Commission avait entendu les Députées ainsi que la majorité et vu l’annonce faite par la Ministre Huytebroeck du dépôt d’une ordonnance relative « à la conservation de la nature » avait décidé de joindre la proposition de résolution à l’examen de cette ordonnance.

« Or, » précise Marion Lemesre, « le texte de la Ministre devait être déposé en fin d’année 2010 ! Nous sommes presque en 2012 et il ne se trouve toujours pas sur les bancs des parlementaires ! »

«Au regard des exigences en matière de protection du patrimoine que nous tentons, depuis plus de 5 ans maintenant, de faire adopter par le Parlement, cette saga des Platanes aurait sans doute connue une issue différente ! »

La Députée MR condamne l’attitude de la Ministre Ecolo, laquelle « a beau jeu, d’une part, de rejeter totalement la faute sur sa collègue alors qu’elle avait elle-même soutenu ce projet et, d’autre part, de se réfugier derrière une décision de justice pour maintenant demander le réexamen de ce dossier ».

« J’espère que son silence assourdissant durant l’été s’explique par un travail acharné destiné à nous présenter au plus vite son texte », conclut Marion Lemesre.

La Bourse de Bruxelles, en quête de réaffectation

Idéalement placé, à quelques pas de la Grand Place et des quartiers St-Géry et Dansaert, le Palais de la Bourse est sans conteste l’un des bijoux architecturaux de notre belle capitale. Suite à un long débat hier soir, le Conseil communal a approuvé la reprise de l’emphytéose de cette oeuvre majeure de la seconde moitié du XIXème siècle à Bruxelles.

Sa prochaine réaffectation devrait être un élément essentiel dans le cadre de la revitalisation tant demandée par le MR pour les boulevards centraux.

Erigé sur le boulevard Anspach entre 1868 et 1873 d’après les plans de l’architecte Léon-Pierre Suys, l’édifice – classé depuis 1986 – mêle des influences du style néo-renaissance et de celui du Second Empire, avec notamment des sculptures des grands artistes comme Rodin.

‘Euronext Brussels’ dispose actuellement d’un bail emphytéotique de 99 ans, venant à échéance en 2093. Or, depuis le regroupement de divers bourses européennes et l’informatisation de celles-ci, ce bâtiment de 8000m2s’avère bien trop vaste pour ces nouvelles activités. Avec la reprise du bail pour cause d’utilité publique, la Ville de Bruxelles déboursera pas moins de 4.700.000 € d’indemnité, ainsi 200.000 € pour le déménagement des bureaux d’Euronext vers une autre partie du bâtiment. Ceux-ci ne devraient donc conserver que 1200m2 au second étage de l’édifice, le reste revenant dans le giron des autorités communales.

Si le MR se réjouit que la Ville puisse récupérer la jouissance de la quasi-totalité de cet ensemble exceptionnel, il tient à mettre en garde la majorité quant à la future affectation de celui-ci, et restera fort attentif à la mise en œuvre rapide d’un nouveau projet cohérent participant à la revitalisation du centre-ville.

En effet, en mettant un terme à cette emphytéose, la Ville de Bruxelles se prive tout de même d’un revenu conséquent et garanti, qui ne sera comblé que par la mise sur pied rapide d’un nouveau projet. Le MR de la Ville de Bruxelles demande que la majorité communale détermine au plus vite une nouvelle affectation pour la Bourse, à la fois respectueuse de ce patrimoine, de la nécessaire ouverture vers le quartier et de son immense potentiel culturel et touristique.

A cet égard, la création d’une forme de « Musée d’Orsay à la Belge » ou d’écrin pour les collections d’Art moderne des Musées Royaux des Beaux-Arts serait une option plus qu’intéressante. De même, la proposition d’un musée Guggenheim bruxellois aurait incontestablement un effet positif sur le centre-ville. Mais pour cela, le niveau fédéral devra sortir de sa trop longue léthargie, la Ville de Bruxelles ne pouvant raisonnablement se permettre le luxe d’un tel financement sur fonds propres.

Geoffroy Coomans de Brachène

Conseiller communal MR à la
Ville de Bruxelles

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Ommegang : reconnaissance à l’UNESCO… et à la Communauté Française ? Interpellation du conseiller communal Geoffroy Coomans de Brachène

Monsieur le Bourgmestre,

Je me réjouis tout d’abord que votre majorité octroie à nouveau un subside tri-annuel pour l’organisation du cortège de l’Ommegang ainsi qu’à la mise sur pied d’un village médiéval et de joutes sur la place du Sablon. Néanmoins, je constate qu’il ne s’agit ni plus ni moins qu’une reconduction de la convention adoptée en 2008 – par Joëlle Milquet à l’époque – et dont les montants n’ont en rien été indexé. Or, depuis 2008, le coût de la vie a bien augmenté, le Collège l’a d’ailleurs reconnu en actualisant les dotations pour nombre d’institutions culturelles sur son territoire. Pourquoi dès lors ne pas l’appliquer également pour la Société Royale de l’Ommegang ?

Par ailleurs, je ne peux passer sous silence la récente récupération de 3 membres de ce conseil, dont 2 de vos échevins, demandant la reconnaissance de l’Ommegang au titre de « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité à l’UNESCO ».

En effet, en 2002 déjà, suite à votre décision de réduire les subsides à l’Ommegang de 50%, j’avais déposé une pétition de près de 3000 signatures demandant entre
autres cette reconnaissance auprès de l’UNESCO, requête aimablement balayée à l’époque par votre Collège olivier.

De plus, la Société Royale de l’Ommegang ne vous a pas attendu puisque celle-ci a rentré voici un an déjà un dossier complet aux différents ministères de la culture
afin que des observateurs viennent se rendre compte par eux-mêmes de l’identité culturelle et folklorique de l’Ommegang dans le but de figurer sur la liste du
patrimoine culturel et immatériel de l’UNESCO.

Mais ce qui me fait véritablement sortir de mes gonds, c’est que 3 députés bruxellois (et membres de ce conseil) de la majorité olivier viennent, la bouche en cœur,
plaider pour la reconnaissance de l’Ommegang auprès de l’UNESCO en 2011, mais n’ont entrepris aucune démarche afin que l’Ommegang soit reconnue au titre de chef-d’œuvre oral et immatériel de… la Communauté Française !

Pourtant, depuis 2004 déjà, la Communauté Française dispose elle aussi d’une liste de « chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de la Communauté française ».

Parmi ceux-ci, les Ducasses de Mons et d’Ath, le carnaval de Binche et certaines marches de l’Entre Sambre et Meuse ainsi que… le Meyboom de Bruxelles:
au total, une trentaine de manifestations folkloriques ont été élevées à ce rang. Qui n’est pas que symbolique puisqu’il permet de bénéficier de subsides de la Communauté Française.

Alors que la majorité olivier gère la Communauté Française depuis nombre d’années, renvoyer l’UNESCO à ses responsabilités en oubliant d’assumer les siennes dans nos instances communautaires constitue au mieux une faute, au pire une attitude tristement populiste…

Finalement, je vous rassure, les démarches de la Société Royale de l’Ommegang – et non de la Ville de Bruxelles – ont fini par payer. Ils devraient d’être reconnus
prochainement, soit 7 longues années après le Meyboom.

J’avais déjà relevé cet ‘oubli’ lors d’une séance du conseil communal, mais ne dit-on pas qu’ « il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

Monsieur le Bourgmestre :

  1. Ne serait-il pas opportun d’indexer la subvention de 80.000€ pour l’organisation de l’Ommegang ces 3 prochaines années ?
  2. Ne serait-il pas temps d’appuyer la subsidiation de l’Ommegang par le biais de la Communauté Française ?

D’avance, je vous remercie de vos réponses Monsieur le Bourgmestre.

Geoffroy Coomans de Brachène

Conseiller communal MR à la Ville de Bruxelles

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La rénovation des fontaines du « Quartier des Squares »

Interpellation de Marion Lemesre, Députée-Chef de Groupe MR au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles, concernant les fontaines du « Quartier des Squares »

Le quartier des « Squares » se regroupe autour des squares Marguerite, Ambiorix, Marie-Louise et Gutenberg. Quartier résidentiel. Il est avec, le Cinquantenaire, délimité par la chaussée de Louvain et la rue du Noyer, le Cinquantenaire, Schuman et la rue Joseph II.

Selon le rapport du budget 2009, ses 15.000 habitants sont répartis dans 80 îlots de logement. Dans le cadre d’un projet d’urbanisation du quartier nord-est pensé en 1875 par l’architecte Gédéon Bordiau, un plan d’assainissement proposait de capter les eaux venant des hauteurs de Schaerbeek et de Woluwe et de les faire descendre en cascade vers l’ancien étang de Saint-Josse.

Les travaux prévoyaient l’aménagement en surface de squares et d’avenues. Profitant de l’inclinaison naturelle du terrain, des bassins successifs ont été creusés, dont le premier se situe au square Marguerite. L’écoulement de l’eau se termine en cascades dans un plan d’eau du square Marie-Louise. Le quartier reflète les conceptions urbanistiques de la fin du 19e siècle. Les squares abritent des sculptures, actuellement vandalisées, venues des grands courants artistiques du 19e. Doté ainsi d’un patrimoine architectural encore riche et varié, ces bassins et fontaines devraient participer au prestige des lieux, au bonheur des habitants, des touristes et amoureux d’un certain style romantique.

Malheureusement, depuis des années, et malgré les promesses de la majorité communale, les riverains dénoncent le faible ou inexistant débit de l’eau dans les cascades…laissant apparaître des bassins sales (il n’y a plus de peinture) et parfois dangereux; les bassins du Square Ambiorix peuvent être dangereux pour les enfants lorsqu’ils sont, comme pour le moment, intégralement vides… au grand dam des habitants et parents du quartier européen.

En ce qui concerne le Square Marie-Louise, plusieurs habitants ont déjà téléphoné au cabinet de l’échevin compétent pour rappeler que le jet d’eau du Square-Marie Louise ne fonctionnait toujours pas. Il leur a été répondu que celui-ci sera actionné début avril… Un mois plus tard, l’étang est désespérément triste (il a, en tout et pour tout, seulement fonctionné un jour début avril !), sans parler des abords qui sont toujours aussi régulièrement sales, mal éclairés (il manque souvent des lampes), sujets à vandalisme et source d’insécurité dès qu’il fait plus sombre.

Pourtant, en 2006, les autorités de la Ville avaient annoncé la restauration à grand frais des installations hydrauliques (selon le service propreté, cela a véritablement été restauré en 2006). Depuis, il a été répondu à des habitants inquiets, que la Ville était
en conflit avec Beliris concernant la gestion et le cout de la réparation des fontaines. (Pourtant, il semble bien que l’entretien de ces fontaines soit de la compétence de la Ville.)

Avez-vous enregistré des plaintes des habitants ? A quelle fréquence ? Quelles suites ont été données ? Qu’en est-il exactement ? La Ville est-elle responsable de l’entretien de ces fontaines ? Leur abandon est-il effectivement le résultat d’un conflit avec Beliris ? Pour quelles raisons ? Ces fontaines ont un besoin urgent de rénovation. Des travaux sont-ils planifiés ? Pour quel coût ? Le cas échéant, un calendrier  est-il arrêté ? Pourquoi ne pas instaurer un équivalent d’agents de prévention (‘gardien de parc’/stewards)  pour les squares afin de limiter au maximum les actes de vandalisme et d’autres parts, de diminuer le sentiment d’insécurité palpable chez les riverains ?

Marion Lemesre

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Le siège de l’ex-CGER ne mérite-t-il pas d’être classé ?

Monsieur le Bourgmestre,

 Voici 2 mois, une célèbre banque franco-belge a mis en vente dans le centre de Bruxelles un îlot entier, formé par les rues du Fossé-au-Loup, d’Argent, des Boiteux et Montagne aux Herbes Potagères, pour untotal de plus de 77.000m2 . Cet îlot est

Ces bâtiments ont été le siège central de la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite – la fameuse CGER – devenue entre temps Fortis. Alors, afin d’appuyer ma conviction, j’ai longuement consulté l’ouvrage consacré au “Patrimoine monumental de la Belgique” qui leur consacre plus de 4 pages, particulièrement étayées.remarquable immeuble, construit par le célèbre Henri Beyaert (1823-1894)Hankar, dans un style éclectique à dominante renaissance.

Sans rentrer dans trop de détails, j’évoquerai le 46 rue Fossé aux Loups,

Quant au numéro 48, il est l’oeuvre majeure de l’architecte Alfred Chambon (1884-1973), dont le père, Alban Chambon (1847-1928 – l’architecte du Métropole), avait lui-même participé à l’une des extensions aujourd’hui en partie disparue.

Or, malgré ces contributions pour le moins prestigieuses d’architectes célèbres, pour des réalisations particulièrement soignées, il est peu compréhensible que l’on ne retrouve trace de ces édifices au registre du patrimoine classé de la Région !

Alors, vous me direz sans doute qu’un classement n’aiderait pas le redéveloppement futur de cet îlot, ce dont je me permets de douter. En effet, il n’est rien de plus déstabilisant pour un promoteur immobilier que l’incertitude concernant les possibles valorisations de ses biens. Un classement permet ainsi de lever toute ambiguïté sur l’intérêt patrimonial porté par les autorités.

Certes, à ma connaissance, aucune demande de permis d’urbanisme ou de changement d’affectation n’ont à ce jour été introduites. Cela ne doit pourtant pas

Mon interpellation est aujourd’hui un appel Monsieur le Bourgmestre, afin que

Par ailleurs, l’îlot étant actuellement affecté en zone administrative, ne serait-ce pas une opportunité pour proposer au futur acquéreur une éventuelle affectation

D’avance, je vous remercie pour votre réponse Monsieur le Bourgmestre.

ces empêcher la Ville de Bruxelles d’être proactive dans ce dossier, et dès lors de ne pas retarder les futures démarches de redéveloppement.immeubles bénéficient de tout l’intérêt qu’ils méritent , cela avant qu’un éventuel acquéreur ne mette vos services de l’urbanisme au pied du mur.plus en phase avec une renaissance du quartier , qu’il s’agisse d’un hôtel ou de logement par exemple ? Ou pourquoi pas une reconversion pour le futur centreadministratif de la Ville de Bruxelles ? Geoffroy Coomans de Brachène

composé de 5 immeubles distincts, dont 3 mériteraient certainement un classement en tout ou partie.

Le square du Petit Sablon en bien petite forme !

Interpellation de Geoffroy Coomans de Brachène lors du conseil communal du lundi 8 novembre 2010

Monsieur le Bourgmestre,

Le square du Petit Sablon, propriété de la Région de Bruxelles-Capitale, constitue l’un des petits bijoux architecturaux du centre de Bruxelles.

Construit par le célèbre architecte Henri Beyaert, ce jardin de style néo-renaissance est agrémenté par un ensemble de sculptures dues aux plus grands artistes belges du XIXème siècles.

Celui-ci est entouré d’une très belle grille en fer forgé dessinée par Jean-Joseph Hankar en s’inspirant de celle de l’ancien Palais Charles-Quint. Cette grille est constituée de panneaux aux motifs variés, su montées par des colonnes gothiques servant de support aux 48 statues des métiers.

Aujourd’hui, ces statues seraient fortement dégradées, de même que les colonnes, colonnettes et grilles. Or, depuis 2005 déjà, il était question que Beliris se charge des restaurations, via l’initiative « 5.6. Espaces Verts Classés ». Cette initiative est donc de la responsabilité de Beliris, le pilotage du projet au niveau régional étant assuré par le Ministre-Président.

Monsieur le Bourgmestre,

  1. Pourriez-vous me dire si a demande de permis d’urbanisme est enfin déposée ?
  2. Avez-vous une idée du calendrier prévu pour les travaux ?
  3. Des mesures ont-elles déjà été décidées concernant l’affaissement d’une partie des fondations des murs, ainsi que la rénovation des trottoirs, en synergie avec la Ville de Bruxelles ?

Geoffroy Coomans de Brachène

Conseiller communal MR à la Ville de Bruxelles

Extension de l’Atomium, dérive mégalomane ?

Le projet d’extension de l’Atomium présenté aujourd’hui dans les pages de la DH a de quoi surprendre, tant par ses dimensions imposantes que par l’absence de marché public et de concours d’architecture.

Sachant qu’une étude est actuellement en cours pour le réaménagement de l’ensemble du plateau du Heysel – le fameux projet NEO – on est d’emblée en droit de se demander pourquoi l’asbl ‘Atomium’ choisit, dans un projet d’une telle envergure, d’agir seule et sans concertation avec les autres acteurs en présence sur le plateau.

Nommé en janvier dernier au sein du Conseil d’administration de l’asbl publique ‘Atomium’ comme représentant du MR, Geoffroy Coomans de Brachène a découvert l’existence de ce projet d’extension offrant 3 options, variant de 392 à 1692m2.

Aucune étude préalable n’a pourtant permis de déterminer jusqu’à présent la réelle utilité d’un tel espace polyvalent ainsi que sa rentabilité à moyen terme. Quant à l’impact sur l’aspect originel de l’Atomium, il ne peut être minimisé au risque de voir l’édifice défiguré.

Le budget de l’extension est de l’ordre de 4.500.000€, or aucune mise en concurrence ni marché public n’a actuellement été lancé. La société Conix Architects a pourtant déjà été mandatée pour une étude préliminaire ainsi qu’une esquisse pour un montant de 9500€ HTVA. L’avant-projet de 15.000€ devrait être financé à concurrence de 50/50 par l’asbl et le Parc des Expositions.

Les surfaces actuellement exploitables au sein de l’Atomium sont de 1440m2. Or la 3ème option de l’architecte Conix propose ni plus ne moins que la construction de 1692m2 supplémentaires, auquel il faudrait ajouter 205m2 de terrasses extérieures et 1500m2 d’aménagements extérieurs. Cette extension ne va-t-elle pas dénaturer l’édifice voulu par son génial architecte André Waterkeyn ?

Dès lors, le MR de la Ville de Bruxelles ne comprend pas pourquoi ce projet – financé à 100% par de l’argent public – se réalise de manière si peu transparente. Alors que notre pays semble avoir bien d’autres priorités budgétaires, on peut se poser la question de l’opportunité d’une telle extension, qui mettra par ailleurs en péril l’intégrité même de ce symbole national qu’est l’Atomium.

Geoffroy Coomans de Brachène

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