Site Versailles​/Beyseghem de Lorebru : aujourd’hu​i que le mal est fait, qui va le réparer ?

Interpellation de Marion Lemesre, Députée-Chef de groupe MR, au Conseil communal du 26 mars 2012 concernant la responsabilité du Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles dans la réalisation du chantier Beliris visant à la rénovation des abords des logements sociaux sur le site Versailles/Beyseghem de Lorebru ainsi que son action possible dans un plan de rénovation intérieure des bâtiments ainsi qu’un plan cohérent de gestion des immondices.

En complément aux questions posées par ma collègue Frédérique Ries, je souhaiterais approfondir un certain nombre d’aspects de cette situation pour le moins ubuesque, si elle n’était désolante, afin de bien cerner la responsabilité de l’Autorité Publique, sur base des dossiers en ma possession et sur base des réponses qui m’ont déjà été fournies par l’autorité de tutelle régionale (le Secrétaire d’Etat écolo Christos Doulkéridis) en réponse à mon interpellation du 20 mars 2012 en Commission du Logement – Et cela,

  1. au titre de la bonne gouvernance et de la vérification du respect des procédures de concertation et de la bonne utilisation de l’argent public;
  2. au titre du respect des habitants, de leurs droits de locataires (qui faut-il le dire ne sont pas inférieurs à ceux des locataires de logements privés !) et de leur information juste et transparente;
  3. au titre de la garantie de la sécurité des biens et des personnes situés sur le territoire de la Ville de Bruxelles ;
  4. au titre du pragmatisme qui, je l’espère, nous conduira à déterminer les corrections à apporter aux erreurs commises par l’autorité publique quelle qu’elle soit.

Car les erreurs sont là, bien visibles, scandaleuses, surréalistes – sans être aussi brutale que le laisse entendre le titre de la Dernière heure – pour le MR, l’important n’est pas «de faire tomber des têtes», mais de cerner, de la façon la plus juste et la plus correcte, les responsabilités des pouvoirs publics concernés afin de dégager les budgets supplémentaires pour réparer les torts causés et supprimer les risques générés notamment en matière d’insécurité et d’incendie.

Ma collègue Frédérique Ries et moi-même, pour rester dans le cadre des compétences communales, n’avions introduit notre question, le 5 mars dernier, que sous l’angle de la responsabilité de la Ville c’est-à-dire le chantier Beliris et ses conséquences; toutefois – dans ce même article publié dans la Dernière Heure, nous avons appris que le Président du CPAS ayant visiter les lieux et certains appartements particulièrement en mauvais état, avec le Président PS de Lorebru, le journaliste de la DH et Télébruxelles, a annoncé selon ce même article de la Dernière heure du 22 mars 2012 que :

«Face à la crise, le CPAS de la Ville a décidé de réagir en urgence.  “J’ai demandé d’avoir, dans les 15 jours, un état des lieux de ce qui ne va pas à l’extérieur (containers, bancs) et qu’on prenne ensuite des solutions rapides pour améliorer la qualité de vie des habitants.  Ensuite, dans le même laps de temps, qu’on établisse le cadastre des familles qui occupent un logement problématique et trouve une possibilité de relogement”, explique Yvan Mayeur (PS), président du CPAS.  Quoi qu’il en soit, la note des réparations risque d’être salée avec 7.000.000 €, rien que pour régler les problèmes d’infiltration de deux tours.  Des réparations qui risquent bien de n’être qu’un emplâtre sur une jambe de bois…».  La conclusion de l’article évoque la question plus large qui se pose à l’égard des bâtiments construits dans les années 70 et dont la remise aux normes coûte plus cher que leur démolition – à cet égard, la SLRB estime à 1.700 €/m² le coût rénovation qui pourrait déboucher sur une décision de démolition avec un plan de relogement/reconstruction – (mais nous sortons du sujet ponctuel qui appelle aujourd’hui une réponse immédiate).

En suivi donc de la visite de presse effectuée par le président du CPAS, je souhaiterais savoir, si le CPAS compte reprendre la tutelle sur LOREBRU ou sur l’ensemble des logements sociaux situés sur le territoire de la Ville (car il n’y a pas qu’à Versailles que les locataires se plaignent d’un manque d’entretien du bâti) ?

J’imagine que c’est suite à cette visite du président du CPAS que la direction de Lorebru et son président ont affiché l’annonce suivante : «Tous les appartements situés avenue de Versailles 146 seront examinés en plusieurs jours à partir du 20/3 à 10h; ces visites ont pour but de relever les problèmes éventuels concernant les infiltrations, la condensation, la présence de moisissures ainsi que le fonctionnement du chauffage».

J’ai envie de dire c’est déjà ça !  mais en regard du Rapport de la Commission de Concertation du 8.11.2011 point 10, permettez-moi de m’inquiéter et de vous interroger sur le suivi qui y a été donné: je vous lis ce rapport et le joins au compte-rendu de l’ordre du jour.

Si, bien évidemment, vu l’indolence de la tutelle régionale, je peux comprendre la réaction du Président du CPAS, il ne faudrait pas que la note arrive à charge du seul contribuable de la Ville de Bruxelles. D’ailleurs, en suivi à mon interpellation régionale, le Secrétaire d’Etat annonce sa visite ce Mercredi 28 Mars entre 12h et 14h30.

Par ailleurs, de mon côté, insatisfaite des réponses fournies par le Gouvernement bruxellois, j’ai demandé à la Commission Logement de visiter le site Versailles/Beiseghem,  en exigeant une analyse budgétisée du projet Beliris, l’audition de la direction de Lorebru, l’audition des représentants des locataires, etc. Ma proposition sera mise au vote des parlementaires lors de la réunion de la Commission Logement, demain à 9h30.

Monsieur le Bourgmestre, chers Collègues,

A la lecture d’un rapport aussi alarmant, avec les locataires, nous sommes en droit de vous demander si les 3,5 millions d’euros de Beliris n’auraient pas du être utilisés à d’autres investissements plus primordiaux visant à  sécuriser et rénover l’intérieur avant de réaménager les abords …  et quels réaménagements !

Je ne reviens pas sur le luxe de ce que les habitants appellent, non sans humour, «le Palais présidentiel» mais sur le placement des bancs (40 X 1.000 €), range-vélos (inutilisable à l’extérieur vu les vols) et les fameux abris à containers (100.000 €) dont certains sont inutilisables puisque placés  devant des trottoirs infranchissables.  Certains de ces trottoirs comme ceux de l’avenue Beyseghem sont neufs, comptez-vous les démolir pour les abaisser ?  Je ne vous y engage pas car, à mon sens, cette option abris à containers ouverts à tout vent, c’est-dire à tout vandalisme, à tous dépôts clandestins, à toute criminalité va devoir être abandonnée très rapidement et mes dernières questions portent sur l’avenir et les bonnes décisions à prendre pour arrêter «ce massacre».

J’ai sous les yeux le Procès verbal de la réunion qui s’est tenue en présence de l’échevin de l’urbanisme ainsi que les diapositives projetées sur le thèmes des abris à containers et il m’inquiète, voire me scandalise, d’y lire que – semble-t-il avec l’accord de l’échevin – le réaménagement des locaux intérieurs à containers (pour revenir à la situation antérieure) sera répercuté dans les charges des locataires à hauteur d’un montant total estimé à 70.172 €, rien que pour les immeubles de la rue Laskouteur !  Dans la présentation des implantations actuelles, faite le 28 juin 2011, celles-ci sont considérées comme inacceptables : pourrions-nous savoir clairement qui a décidé ce projet d’une incommensurable stupidité ?   Le Collège ?  Le gouvernement régional ?  Lorebru ? Beliris ?

Dans sa réponse, le Secrétaire d’Etat déclare que c’est Beliris le Maître d’œuvre ainsi que le font les responsables de Lorebru, si cela est vrai qui a commandité le chantier ?

Qui devait suivre son exécution ?  Comment personne ne semble s’être rendu compte de l’impraticabilité de la solution retenue ?

Aujourd’hui que le mal est fait, qui va le réparer ? 

D’autant que le mal génère le mal et après l’incendie du premier abri à containers, dont je vous remets les photos pour que vous en appréhendiez bien tous les risques pour les habitations :

  1. Alors que le Président de Lorebru a déjà signalé aux habitants du bloc concerné que la réparation du container incendié  sera imputée dans leurs charges, Monsieur le Bourgmestre, je voudrais connaître la date précise de leur enlèvement par la police ?
  2. Alors que Bruxelles-Propreté a déjà informé qu’elle n’enlèverait pas les immondices non triés dans les containers, vu que ceux-ci génèrent d’important dépôts clandestins et que les locataires ont déjà reçu un avis de calcul dans leurs charges du coût de «vérification et correction du tri sélectif», que comptez-vous faire pour mettre un terme à cette spirale infernale de la hausse des charges générées par des erreurs de direction ?
  3. Si la tutelle régionale ne remplit pas sa fonction, la Ville peut-elle reprendre avec les autorités fédérales et régionales la maîtrise de ce dossier afin de mettre en place rapidement un plan de gestion des déchets du site Versailles/Beyseghem privilégiant le ré-aménagement des locaux intérieurs sous clés, avec un personnel apte à l’entretien de ceux-ci , la vérification du tri sélectif et la sortie des containers sur la voie publique deux fois par semaine ?

Je vous en remercie,

Marion Lemesre

 

 

 

Le MR et l’OpenVLD de la Ville de Bruxelles condamnent fermement la mise aux enchères du Plateau du Heysel par la majorité PS/CDH/SPA/CD&V/Groen

« Une pratique de promoteur immobilier sans scrupule y mettant en péril l’existence des fonctions les plus fragiles que sont le sport et le loisir » ont tenu à réagir le Sénateur Alain Courtois, tête de liste MR au prochain scrutin communal et les députées-conseillères communales, Marion Lemesre et Els Ampe, suite à l’annonce de risque de fermeture faite ce jour par les responsables de Mini-Europe et Océade.

Les élus libéraux se disent scandalisés par les propos tenus dans la presse par l’administrateur de Néo, Henri Dinneur, agissant pour le compte du Collège de la Ville de Bruxelles, qui se déclare prêt  « depuis 2010 à intégrer Mini-Europe » et même avec « un sérieux upgrade à en reprendre le personnel » (!)

« Comment qualifier de telles pratiques qui consistent à mettre la pression sur une entreprise privée, l’obligeant de passer par les fourches caudinnes d’un opérateur foncier agissant pour compte d’une autorité publique ? » s’interrogent les élus MR et OpenVLD.

Depuis le début, l’opposition libérale a dénoncé la pratique de sub-délégation faite par le Collège au Parc des Expositions et de celui-ci à une Société Anonyme administrée par le Bourgmestre et des échevins PS et CDH de manière à échapper à tout contrôle démocratique. Mais aujourd’hui, toutes les bornes sont dépassées, s’offusquent les libéraux bruxellois en constatant que cette Société Anonyme agissant pour compte de la Ville lance une OPA sur une entreprise privée qui depuis plus de 10 ans, a réalisé la performance d’offrir une attraction touristique et de loisir sans un franc de subvention publique. « Tenter de faire passer pour «un privilège», la concession d’occupation du sol qui permet à Mini-Europe et Océade d’attirer chaque année plus de 600.000 visiteurs avec toutes les retombées économiques et de taxes dont bénéficient la Ville et la Région bruxelloise relève d’un mépris inacceptable » commentent encore Alain Courtois, Marion Lemesre et Els Ampe. Pour mémoire, Mini-Europe et Océade occupent aujourd’hui 250 personnes et payent 500.000 € de taxes à la Ville de Bruxelles !

En conséquence, le MR et l’OpenVLD de la Ville de Bruxelles exigent que les autorités communales s’engagent de façon claire sur la pérennisation de Mini-Europe et d’Océade sur le plateau du Heysel, en prenant sérieusement en compte tout le potentiel de croissance que ces deux attractions représentent pour celui-ci. Le MR et l’OpenVLD introduiront en ce sens une motion lors du prochain Conseil communal demandant la prolongation immédiate du bail et demanderont des explications sur la possible « intégration du personnel de Mini-Europe et son «sérieux upgrade» ».

Ils exigent aussi la tenue, en Conseil communal, d’une séance d’information sur l’état d’avancement du projet Néo tant au niveau des affectations du sol dans le cadre du PRAS démographique élaboré par le gouvernement bruxellois que de son montage financier. En effet, les élus libéraux s’inquiètent aussi du sort réservé par la majorité PS/CDH/CD&V/SPA/Groen, aux activités sportives ainsi qu’à leurs locaux; principalement la nouvelle salle de sport créée pour les personnes handicapés (AFCTR) et pour le club de tir à l’arc qui est purement et simplement abattue dans les projet du Collège/Néo.

Alain Courtois

0479.94.01.96

Marion Lemesre

0475.77.01.33

Els Ampe

0476.21.39.60

Cocktail de clôture Exposition Design Urbain Hicham Lahlou

mercredi 16 novembre · 19:00 – 22:00

Permanence du MR de la Ville de Bruxelles: Rue de la Montagne 39 Bruxelles
Les photos des superbes créations de design urbain du designer marocain Hicham Lahlou décorent la permanence du MR de Bruxelles Ville depuis le 1er octobre. Cette exposition touche maintenant à sa fin mais nous tenons à permettre à ceux qui n’ont pas encore eu la chance de la voir de venir se rendre compte de ce qu’il est possible de faire en termes de design urbain et à quel point cela peut embellir une ville…
Venez discuter de ça avec nous autour d’un verre ce mercredi 16 novembre.« ‘Une ville qui choisit de se doter d’un mobilier urbain « designé » sur mesure affiche une position claire : au-delà de l’aspect utilitaire et fonctionnel qu’elle garantit pour ses usagers, la ville prône la culture du goût, du beau, du respect de l’environnement et du paysage visuel. Elle montre qu’elle veut apporter le meilleur à ses habitants et à ses visiteurs, qu’elle incarne des valeurs de modernité tout en proclamant avec fierté son identité et la multitude de ressources que recèle son patrimoine historico-culturel. » H. Lahlou

Marion Lemesre dénonce l’absence de concertation pour l’organisation de la circulation et du stationnement à la Chaussée romaine et exige l’arrêt immédiat du marquage au sol

«Pathétique ! Alors que l’échevin des travaux publics s’enorgueillit de la concertation menée avec Wemmel pour aboutir à l’asphaltage de la Chaussée romaine, il oublie avec son collègue de l’urbanisme de tout simplement organiser la concertation publique des habitants concernés ! En tout et pour tout, les riverains de la Chaussée romaine auront reçu un toutes-boîtes le 12 octobre annonçant le marquage de la chaussée le lendemain, avec l’obligation de bouger leur véhicule dès 8h00 ! » dénonce la Députée-Chef de groupe MR au Conseil communal de la Ville de Bruxelles.

Le marquage effectué sans aucune concertation avec les riverains et usagers, défie les lois élémentaires de la logique puisqu’il ne prévoit plus qu’une seule bande de circulation dans chaque sens, ce qui ne manquera pas de provoquer des bouchons kilométriques lors du moindre événement organisé au Heysel, mais fera aussi courir de grands risques d’accident lors des manœuvres de stationnement ou d’accès dans les garages des maisons riveraines.

Danger aussi pour les cyclistes qui emprunteront les deux pistes cyclables tracées, côté circulation, le long des emplacements de stationnement, lesquels ont été réduits de plus de 70 places déplore Marion Lemesre.

Le fait d’avoir réservé une bande de circulation exclusivement à l’usage des bus (les lignes 84 et 820) sur une distance de 400 mètres entre les Avenues de l’Exposition Universelle et Reine Astrid côté Wemmel (qui plus est, face à de nombreux sites commerciaux) va, bien entendu, provoquer le report de tout le stationnement côté Bruxelles,  où se trouvent outre les habitants, de nombreux cabinets de professions libérales dont un kiné spécialisé en rééducation.

« Le site propre ne se justifie absolument pas à cet endroit. D’autre part, pourquoi ne pas avoir installé ces pistes cyclables sur le trottoir, à l’instar de ce qui est fait rue Belliard, en profitant aussi de l’occasion pour rehausser les passages pour piétons et instaurer une surveillance accrue de la vitesse sur cette véritable autoroute urbaine ? » regrette Marion Lemesre qui doit aussi constater que ce nouvel aménagement n’a même pas eu d’effet sur le stationnement permanent de poids lourds.

Les riverains, bien décidés à ne pas se laisser faire, adressent ce jour-même une demande d’interpellation publique au Conseil communal tandis que la liste des pétitionnaires s’allonge. Aussi, avec les habitants et usagers, et en raison de cette absence de concertation, Marion Lemesre demande l’arrêt immédiat des marquages et des aménagements de la Chaussée Romaine ainsi que l’organisation de la concertation publique afin d’appréhender la problématique de façon plus  globale, plus judicieuse et plus respectueuse des attentes des habitants.

 

Ecolo-Groen! fournisseurs officiels du musée des horreurs bruxellois, ou comment enlaidir le paysage urbain en deux leçons

La semaine dernière, une tour d’exposition Bruxelles, Ville durable a été dressée devant la Cathédrale Saints Michel et Gudule.

Pour la Députée MR Marion Lemesre, « Appelons un chat un chat : cette tour est horrible ! Construite à l’aide d’échafaudages dignes de ceux du Palais du Justice et surmontée par un arbre rachitique et effeuillé, elle masque la superbe vue de la Cathédrale aux nombreux touristes dubitatifs devant ce mécano géant ! ».

« Et dire qu’elle restera en place jusqu’au 30 octobre ! » D’autre part, elle menace la pelouse et les arbres existants, enchâssées dans ce fatras : « Un comble ! » souligne Marion Lemesre alors que, et citant ici la Ministre de l’Environnement, « l’ambition de cette tour est de témoigner du formidable dynamisme qui anime la Région en matière d’environnement ! »

La Députée signale également qu’elle a dû convoquer un collège de contrôle des communications gouvernementales au Parlement bruxellois le 5 septembre dernier dans le but de faire retirer un panneau mentionnant le nom de la Ministre Huytebroeck, « l’occasion étant certainement trop belle. »

Marion Lemesre constate « qu’Ecolo n’est pas le seul à alimenter ce musée des horreurs puisque son parti frère Groen! n’est pas en reste : alors que la Ministre semble aimer les constructions en hauteur, son collègue lui, préfère l’art cubique ! » C’est en effet à l’aide de gros cubes disséminés un peu partout que le Ministre De Lille avait choisi de promouvoir son opération « Les 20 millions de km de Bruxelles » lancée en mai dernier.

« Bien que cette opération s’annonce être un fameux flop, puisqu’un peu moins de 8 millions de km ont été parcourus alors qu’il en faut 20 millions d’ici la fin de la semaine de la Mobilité, le Ministre a maintenu coûte que coûte ces gros cubes qui fonctionnent à moitié », explique la Députée.

« Il est amusant de constater que c’est la branche verte de l’Olivier, souvent la plus prompte à donner des leçons, qui contribue à enlaidir le paysage urbain bruxellois ! », conclut Marion Lemesre

« La menace sur le patrimoine arboré remarquable existera tant que l’Ordonnance-Nature qui devrait en organiser la protection ne sera pas adoptée »

Marion Lemesre pointe, dans la saga des platanes de l’avenue du Port, l’incohérence de l’équipe gouvernementale et la couardise d’Ecolo

L’apposition, ce lundi 5 septembre, de scellés empêchant l’abattage des platanes de l’avenue du Port, ouvre un nouveau chapitre à ce triste dossier illustrant – si besoin
en était encore – l’incohérence de l’équipe gouvernementale bruxelloise au sein de laquelle le membre Ecolo atteint des sommets d’incompétence, d’irresponsabilité et de déloyauté.

La Députée MR Marion Lemesre dénonce « l’attitude pitoyable du Gouvernement bruxellois » et pointe tout particulièrement « la couardise de la Ministre Ecolo et sa lenteur coupable dans l’adoption de l’Ordonnance-Cadre Nature ».

Marion Lemesre rappelle qu’en mai 2010, la Commission Environnement a examiné la proposition de résolution relative  « à la protection et l’entretien du patrimoine arboré de la Région de Bruxelles-Capitale », déposée au mois de septembre 2009 et cosignée par la Députée Jacqueline Rousseaux.

Marion Lemesre et Jacqueline Rousseaux demandent au Gouvernement bruxellois :

–  de reconnaître le caractère exceptionnel des marronniers et autres espèces d’arbres de prestige sur l’ensemble des grands axes de la Région et des communes;

– d’établir une plate-forme de concertation et des codes de bonne conduite afin d’harmoniser les interventions ;

– de renforcer les prescrits et exigences des cahiers des charges dans l’attribution des marchés publics en matière de travaux publics se déroulant à proximité des arbres;

– d’augmenter le nombre de contrôleurs de chantiers tant à I’AED qu’à l’IBGE;

– de soutenir la recherche fondamentale dans le domaine de l’arboriculture urbaine ;

– dans les zones critiques, de faire procéder par un organisme indépendant de toute pression à l’analyse phytosanitaire des arbres selon une méthodologie rigoureuse intégrant un diagnostic visuel, de stabilité et de vitalité ;

– de ne délivrer les permis d’urbanisme ou visant l’abattage des arbres dans la Région de Bruxelles qu’après concertation avec les communes ;

– de concilier développement des transports et rénovation des voiries en imposant, notamment, à des organismes tels que la STIB d’intégrer leurs projets dans le plan de gestion global;

– d’imposer le respect des règles de l’art ;

– de procéder à une réflexion tenant compte de l’ensemble des objectifs ci-dessus sur la base du plan de gestion global basé sur l’état sanitaire des arbres au sein d’une commission regroupant les diverses tendances représentées au Parlement régional, les représentants des communes et des instances ou associations concernées, en vue de fixer les lignes de force déontologiques.

La Commission avait entendu les Députées ainsi que la majorité et vu l’annonce faite par la Ministre Huytebroeck du dépôt d’une ordonnance relative « à la conservation de la nature » avait décidé de joindre la proposition de résolution à l’examen de cette ordonnance.

« Or, » précise Marion Lemesre, « le texte de la Ministre devait être déposé en fin d’année 2010 ! Nous sommes presque en 2012 et il ne se trouve toujours pas sur les bancs des parlementaires ! »

«Au regard des exigences en matière de protection du patrimoine que nous tentons, depuis plus de 5 ans maintenant, de faire adopter par le Parlement, cette saga des Platanes aurait sans doute connue une issue différente ! »

La Députée MR condamne l’attitude de la Ministre Ecolo, laquelle « a beau jeu, d’une part, de rejeter totalement la faute sur sa collègue alors qu’elle avait elle-même soutenu ce projet et, d’autre part, de se réfugier derrière une décision de justice pour maintenant demander le réexamen de ce dossier ».

« J’espère que son silence assourdissant durant l’été s’explique par un travail acharné destiné à nous présenter au plus vite son texte », conclut Marion Lemesre.

La Bourse de Bruxelles, en quête de réaffectation

Idéalement placé, à quelques pas de la Grand Place et des quartiers St-Géry et Dansaert, le Palais de la Bourse est sans conteste l’un des bijoux architecturaux de notre belle capitale. Suite à un long débat hier soir, le Conseil communal a approuvé la reprise de l’emphytéose de cette oeuvre majeure de la seconde moitié du XIXème siècle à Bruxelles.

Sa prochaine réaffectation devrait être un élément essentiel dans le cadre de la revitalisation tant demandée par le MR pour les boulevards centraux.

Erigé sur le boulevard Anspach entre 1868 et 1873 d’après les plans de l’architecte Léon-Pierre Suys, l’édifice – classé depuis 1986 – mêle des influences du style néo-renaissance et de celui du Second Empire, avec notamment des sculptures des grands artistes comme Rodin.

‘Euronext Brussels’ dispose actuellement d’un bail emphytéotique de 99 ans, venant à échéance en 2093. Or, depuis le regroupement de divers bourses européennes et l’informatisation de celles-ci, ce bâtiment de 8000m2s’avère bien trop vaste pour ces nouvelles activités. Avec la reprise du bail pour cause d’utilité publique, la Ville de Bruxelles déboursera pas moins de 4.700.000 € d’indemnité, ainsi 200.000 € pour le déménagement des bureaux d’Euronext vers une autre partie du bâtiment. Ceux-ci ne devraient donc conserver que 1200m2 au second étage de l’édifice, le reste revenant dans le giron des autorités communales.

Si le MR se réjouit que la Ville puisse récupérer la jouissance de la quasi-totalité de cet ensemble exceptionnel, il tient à mettre en garde la majorité quant à la future affectation de celui-ci, et restera fort attentif à la mise en œuvre rapide d’un nouveau projet cohérent participant à la revitalisation du centre-ville.

En effet, en mettant un terme à cette emphytéose, la Ville de Bruxelles se prive tout de même d’un revenu conséquent et garanti, qui ne sera comblé que par la mise sur pied rapide d’un nouveau projet. Le MR de la Ville de Bruxelles demande que la majorité communale détermine au plus vite une nouvelle affectation pour la Bourse, à la fois respectueuse de ce patrimoine, de la nécessaire ouverture vers le quartier et de son immense potentiel culturel et touristique.

A cet égard, la création d’une forme de « Musée d’Orsay à la Belge » ou d’écrin pour les collections d’Art moderne des Musées Royaux des Beaux-Arts serait une option plus qu’intéressante. De même, la proposition d’un musée Guggenheim bruxellois aurait incontestablement un effet positif sur le centre-ville. Mais pour cela, le niveau fédéral devra sortir de sa trop longue léthargie, la Ville de Bruxelles ne pouvant raisonnablement se permettre le luxe d’un tel financement sur fonds propres.

Geoffroy Coomans de Brachène

Conseiller communal MR à la
Ville de Bruxelles

Contact 0495.45.44.95

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